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Le Canadien Pacifique en voie d’acheter Kansas City Southern

L'entreprise a décidé de rejeter l'offre de fusion du Canadien National.

Un train du Canadien Pacifique circule à Calgary.

Le siège social de l'entreprise ferroviaire Canadien Pacifique se situe à Calgary.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Normand

Radio-Canada

Le Canadien Pacifique (CP) est sur le point de gagner la bataille commerciale qui l’oppose au Canadien National (CN) pour acheter le transporteur ferroviaire Kansas City Southern (KCS).

Il s'agit d'un nouveau développement dans ce dossier, car les deux entreprises canadiennes convoitaient le transporteur américain en raison de ses actifs ferroviaires, qui offrent un accès jusqu'au Mexique.

Par voie de communiqué, le transporteur américain a annoncé avoir informé le CN de son intention de résilier leur accord de fusion pour plutôt conclure un accord avec le CP, car il est jugé moins risqué d'un point de vue réglementaire.

Une offre inférieure à celle du CN

L'entreprise basée en Alberta offre 31 milliards de dollars américains à KCS, soit 2884 actions du CP et 90 $ en espèces pour chaque action de KCS. Il s’agit d’une offre pourtant inférieure à celle du CN, évaluée à 33,6 milliards de dollars américains.

Toutefois, le rejet de la fiducie de vote de ce dernier par les autorités réglementaires américaines à la fin août a changé les plans du transporteur américain.

Nous sommes heureux d'atteindre cette étape importante et de poursuivre à nouveau ce partenariat unique, a déclaré Keith Creel, président-directeur général du CP.

Cinq jours d’attente

Le CN dispose encore de cinq jours ouvrables pour négocier des modifications à son offre, et le conseil d'administration de KSC pourrait déterminer qu'une offre révisée du CN est meilleure.

En août, le Surface Transportation Board a déclaré que le Canadien National ne serait pas en mesure d'utiliser une fiducie avec droit de vote pour acquérir Kansas City Southern, car la proposition n'était pas conforme à l'intérêt public en vertu de sa réglementation sur les fusions.

Le CP, lui, a déjà obtenu cette approbation, en vertu d’anciennes règles sur les fusions.

La mise en place d'une fiducie de vote aurait assuré l'indépendance et la santé financière de KCS pendant le déroulement d'un examen approfondi de la transaction, tout en permettant aux actionnaires d'être payés sans devoir attendre une décision finale sur la proposition d'acquisition du CN.

Il n'est pas encore clair si le CN a envie d'augmenter son offre, car l'entreprise fait face à la pression d'un actionnaire important pour qu'il abandonne l'affaire.

La société d'investissement londonienne TCI Fund, qui détient environ 5 % des actions du CN, soutient que celui-ci devrait remanier son conseil d'administration, nommer un nouveau PDG et recentrer ses efforts sur l'amélioration de ses propres opérations.

Avec les informations de Associated Press

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