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Débordées, des travailleuses de la santé implorent le gouvernement d’intervenir

Stéphanie Pelletier-Gignac vue de profil, elle a les larmes aux yeux.

Stéphanie Pelletier-Gignac est épuisée.

Photo : Radio-Canada

Des travailleuses de la santé lancent un cri du cœur au gouvernement. Débordées, elles implorent le premier ministre François Legault d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Stéphanie Pelletier-Gignac en a gros sur le cœur. La préposée aux bénéficiaires est épuisée. Elle est en congé maladie depuis près d'une semaine. À l'endroit où j'étais, pas d'air climatisé, au 6e étage... moi, c'est là que j'ai dit "c'est assez". Les conditions ne sont plus travaillables (sic), raconte-t-elle.

La surcharge de travail et les conditions difficiles l'ont poussée à bout. Malgré ses 12 ans d'expérience, et pour préserver sa santé, elle songe à quitter le métier.

Dans un message publié sur sa page Facebook, elle interpelle directement le premier ministre Legault dans l'espoir qu’il intervienne pour offrir de meilleures conditions de travail et davantage de reconnaissance à celles et ceux qui, comme elle, se donnent corps et âme pour le bien-être de leurs patients.

Toujours passionnée

Catherine Bolduc est infirmière clinicienne au CHU de Québec depuis environ un an. La jeune femme adore sa profession. Elle admet tout de même que la petite flamme s’éteint tranquillement à coup d’heures supplémentaires obligatoires.

Catherine Bolduc est infirmière clinicienne.

Catherine Bolduc est infirmière clinicienne.

Photo : Radio-Canada

Le système de santé en ce moment, il est brisé. Il ne fonctionne pas du tout.

Elle se fait demander de faire des heures supplémentaires tous les jours tellement la pénurie de main-d'œuvre est criante.

On fait toutes notre part, on fait tous notre 115 %, notre 150 %, notre 200 % depuis bien avant la pandémie. On attend seulement que le gouvernement ''deliver'' comme on dit. C'est après eux qu'on attend.

La jeune infirmière se désole de ne pas pouvoir offrir de meilleurs soins à ses patients.

On a tellement d’expertise, c’est juste qu’en ce moment on n'a pas les ressources et le temps de le faire comme il le faut. C’est difficile pour le plancher, mais ça vaut tellement, tellement la peine pour le patient qui va te dire merci beaucoup pour tes soins, c’était vraiment apprécié, t’as vraiment fait une différence dans mon parcours à moi.

D'après les informations de Camille Carpentier

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