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Denis Coderre mise sur la sécurité publique

Denis Coderre s'exprimant à un pupitre.

Sans détailler sa plateforme, il la promet « vivante » et « inclusive » à l'approche des élections.

Photo : Radio-Canada

Maud Cucchi

Même si elle n'est pas encore officiellement lancée, la campagne électorale municipale s'accélère à Montréal. Le chef d'Ensemble Montréal, Denis Coderre, a exposé dimanche aux médias les grandes lignes de sa plateforme en insistant sur la sécurité dans les rues de la métropole, où les fusillades se poursuivent.

Des coups de feu ont été tirés dans deux arrondissements différents dans la nuit de samedi à dimanche, soit dans Parc-Extension et dans Saint-Michel. En référence à ces événements et à tous les autres qui les ont précédés dans les derniers mois, Denis Coderre promet une stratégie pour sécuriser les quartiers, mais aussi protéger les gens tout en dénonçant une administration qui souffle le froid et le chaud, [...] qui dit une chose, mais prône le désarmement et le définancement, qui n’est pas claire dans sa façon de gérer la sécurité.

L'ex-maire de Montréal, défait en 2017 par Valérie Plante, continue de blâmer cette dernière pour sa gestion de la sécurité publique. Maintenant, ça tire en plein jour, ça tire partout, on est rendus à plus de 400 douilles depuis janvier, dit-il. On a besoin de s’assurer qu’on ait une vraie politique de sécurité et c’est pas avec l’administration actuelle.

Il propose une stratégie de vigilance à mener aux côtés du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Si ça tire comme ça, c’est qu’il y a des messages qui ne sont pas passés, juge-t-il.

Dans son livre Retrouver Montréal, Denis Coderre suggérait que le directeur du Service de police de la Ville Montréal (SPVM) soit aussi nommé directeur général adjoint de la Ville, afin qu'il y ait des sensibilités mutuelles dans l'administration publique.

D’un ton plus technocrate, l’ancien maire de Montréal a ensuite expliqué qu’il abordait toujours ses dossiers sous trois approches : conjoncturelle, structurelle et culturelle. Si on veut que le communautaire, le social et la police travaillent ensemble, on doit se donner les outils qu’il y ait un dialogue et un travail commun, a déclaré M. Coderre.

Volte-face sur la hauteur des tours

Le candidat d’Ensemble Montréal a aussi expliqué qu’il renonçait finalement à augmenter la hauteur permise au centre-ville pour la construction de gratte-ciel dépassant le mont Royal. Il juge toutefois qu’il faut continuer à bâtir en hauteur pour empêcher l’étalement urbain.

Concernant le règlement du 20/20/20 référant à 20 % de logements sociaux, 20 % de logements abordables et 20 % de logements familiaux s’appliquant aux nouveaux projets résidentiels de plus de 450 m2, Denis Coderre trouve la méthode en vigueur rigide.

On parle de la densité douce et intelligente [...] La densité va être un enjeu de développement durable.

Une citation de :Denis Coderre, chef d'Ensemble Montréal

Outre les critiques à l’encontre de sa rivale, Denis Coderre a instillé certains éléments de langage de sa communication politique à l'approche des élections. Il parle d'un travail inclusif, d'une plateforme vivante, se félicite d’avoir atteint la quasi-parité au sein de son caucus – à 95 % précise-t-il – et d’être à la tête d’une équipe avec 35 % de ses effectifs issus de la diversité.

Il n’y a pas de poteau, chaque personne a été rencontrée individuellement et a contribué à l’effort collectif, assure le chef d’Ensemble Montréal.

Je pense que les Montréalais et les Montréalaises méritent mieux, ils veulent qu’on parle des enjeux, qu’on leur donne de l’espoir, ils veulent un plan, martèle M. Coderre, qui n’a pas davantage détaillé le sien lors de la conférence de presse, dimanche.

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