•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

AfroBasket, coup d’État et retour au Canada : le voyage rocambolesque d’Ibrahima Doumbouya

Ibrahima Doumbouya dribble le ballon lors d'un match.

Ibrahima Doumbouya en était à une première participation à l'AfroBasket cet été.

Photo : Gracieuseté : Ibrahima Doumbouya

Le basketteur gatinois Ibrahima Doumbouya a représenté la Guinée à l'AfroBasket cet été, aidant les siens à se rendre en quarts de finale. Puis, la Guinée a été victime d'un coup d'État, ce qui a compliqué son retour au Canada... Un voyage pour le moins rocambolesque.

Ce sont les performances du Gatinois avec les Reds de l'Université du Nouveau-Brunswick qui lui ont permis de représenter les couleurs guinéennes au championnat africain de basketball, du 24 août au 5 septembre.

Limité à environ 12 minutes de jeu par match à sa première expérience sur la scène internationale, il sait que son heure viendra.

Je ne pouvais pas demander mieux que ça. C'était mon rôle et j'ai très bien accepté ça, explique celui qui remplaçait le meilleur joueur guinéen, Cédric Mansaré, au poste d'ailier.

L'équipe de basketball de la Guinée pose pour la caméra avant un match.

Les Guinéens ont réussi à causer la surprise contre l'Égypte et le Rwanda à l'AfroBasket 2021.

Photo : Gracieuseté : Ibrahima Doumbouya

Classée au 118e rang mondial, la Guinée était, sur papier, la moins bonne des 16 nations prenant part à la compétition. Malgré deux défaites en phase de groupes contre la Tunisie et la République centrafricaine, les Guinéens ont ensuite vaincu l'Égypte et le Rwanda avant de s'incliner contre la Côte d'Ivoire en quarts de finale.

C'était historique, parce qu'au début du tournoi, la façon qu'on voyait la Guinée, c'était une équipe très très faible

Une citation de :Ibrahima Doumbouya, joueur de basketball, Équipe nationale de la Guinée

À l'AfroBasket, Doumbouya a été frappé par le patriotisme des différentes nations africaines, particulièrement en huitièmes de finale, lorsque les siens sont parvenus à éliminer le Rwanda, l'équipe hôte du tournoi.

L'intensité de chaque pays, ça m'a vraiment motivé. J'étais passionné et l'expérience m'a beaucoup ouvert les yeux. Chaque chose que le Rwanda faisait, il y avait des cris et du bruit, mais honnêtement, on a assuré, raconte l'athlète de 23 ans.

Une situation compliquée

Alors qu'il devait retourner en Guinée pour célébrer la performance de son équipe à l'AfroBasket, le petit pays de l'Afrique de l'Ouest était le théâtre d'un coup d'État qui a paralysé le trafic aérien pendant quelques jours.

On a quitté le Rwanda pour faire escale en Côte d'Ivoire avant de continuer vers Conakry, en Guinée. Une heure après notre arrivée en Côte d'Ivoire, on a su qu'il y avait un coup d'État. On a été obligé de sortir de l'avion et attendre que les choses aillent mieux, se remémore-t-il.

Des militaires passent à travers une foule en liesse.

Les Guinéens ovationnent les militaires ayant participé au coup d'État, le 6 septembre (archives).

Photo : Reuters / Souleymane Camara

Aux dires du basketteur, la crise politique ne semble pas avoir changé beaucoup de choses, à première vue, dans les rues de Conakry, mais dans l'aéroport, c'était le chaos.

Il y avait tellement de gens qui avaient manqué leur avion et tout le monde essayait d'embarquer dans le prochain vol pour quitter le pays, donc c'était vraiment difficile pour moi d'essayer de gérer ça, précise Ibrahima Doumbouya.

Maintenant de retour au Canada, le Gatinois a hâte de retrouver ses coéquipiers de l'Université du Nouveau-Brunswick.

Je n'ai pas encore pratiqué avec eux, mais les anciens, je sais qu'ils sont très motivés et ils veulent gagner, assure-t-il.

Cette saison, Doumbouya souhaite que les Reds puissent remporter la division Atlantique pour clore son parcours universitaire sur une bonne note.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !