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Se lancer dans la torréfaction en Gaspésie

Un homme manipule un gros sac de grains de café.

Des sacs de grains de café au bar à café Les Chèvres dansantes

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

Radio-Canada

Plusieurs commerces qui se spécialisent dans la torréfaction et la préparation de café ont vu le jour au cours des derniers mois en Gaspésie. Ils doivent faire face à une certaine compétition qui s’installe et aux cycles saisonniers de la région.

Le bar à café Les Chèvres dansantes, situé à Grande-Rivière, est ouvert depuis le mois de juin.

Son propriétaire, Mathieu Masse, originaire de la région de Montréal, est venu s'installer en Gaspésie pour les valeurs de la région.

Pour lui, la cohabitation entre les cafés de la région est possible.

Je pense que chacun on n’est pas dans les plates-bandes de personne et je pense qu'on peut coexister facilement, juge M. Masse.

Mathieu Masse en entrevue devant un bâtiment.

Mathieu Masse, propriétaire du bar à café Les Chèvres dansantes.

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

L'opinion est similaire du côté du Café des Artistes de Gaspé.

Implanté depuis 22 ans sur la rue de la Reine, le Café des Artistes est la première maison de torréfaction de la Gaspésie.

Le gérant de l'établissement croit également à la cohabitation entre les compétiteurs.

C'est très sain dans le fond [...]. C'est comme les microbrasseries. Les microbrasseries se sont mises à se multiplier parce que les gens aiment goûter d'autres sortes de bières, observe Martin Legault.

Les cafés c'est la même chose, les gens veulent goûter des sortes de cafés pis ils vont venir chez nous, ils vont aller ailleurs, poursuit-il.

Martin Legault en entrevue.

Martin Legault, gérant du Café des Artistes

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

Se réinventer en hiver

La saison hivernale est aussi un défi important pour les entreprises, puisque les touristes désertent la Gaspésie.

À Gaspé, le Café Paquebot, à quelques pas du Café des Artistes, a ouvert ses portes le 1er septembre.

Les propriétaires, Isabelle Huard et Samuel Perrault ne manquent pas d'idées pour que leur café reste un lieu animé pendant l'hiver.

Samuel Perrault et Isabelle Huard devant leur café.

Samuel Perrault et Isabelle Huard du café Paquebot.

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

[Pendant] la saison morte en fait on veut s'impliquer plus dans la communauté. On veut créer des événements, que ça devienne un petit ''hub'' événementiel, explique Samuel Perrault.

Mathieu Masse, de Grande-Rivière, abonde dans le même sens.

La saison hivernale est pour lui synonyme de créativité et productivité.

À Montréal, c'est douze mois par année. Ici c'est, mettons, de mai à septembre. Tu essaies de faire ton argent là et l'hiver tu reviens dans tes pantoufles un peu avec les locaux, et là on fait de la création, explique le propriétaire du café Les Chèvres dansantes.

Avec les informations de Marguerite Morin

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