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Annapolis Royal tente d’obtenir des fonds pour lutter contre les changements climatiques

Une affiche de Annapolis Royal.

La Ville souhaite embaucher un coordonnateur des changements climatiques.

Photo :  CBC / Robert Short

Radio-Canada

La ville d'Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse, risque d’être confrontée à de graves inondations d'ici 2050. La municipalité travaille donc à la cinquième ébauche d'un plan de lutte contre le changement climatique, afin de faire face à l'impact de l'élévation du niveau de la mer.

L'une des idées envisagées est la construction d'une barrière à Goat Island, qui permettrait de créer un lac d'eau douce. Selon la mairesse Amery Boyer, cette idée n’est pas aussi farfelue qu’elle en a l’air. Elle estime qu’il serait possible de faire de ce lieu une destination de loisirs aquatiques.

Une simulation par ordinateur d'un parc aquatique.

Il serait possible de construire un parc aquatique sur le lac créé par la barrière à Goat Island, selon Amery Boyer (archives).

Photo : Parc Octopus

Cependant, un tel projet nécessiterait des partenaires et du financement, et Annapolis Royal est déjà aux prises avec des difficultés financières. La fermeture prévue d'une centrale marémotrice, de Nova Scotia Power, fera perdre à la Ville environ 18 % de ses revenus.

Selon Amery Boyer, cette situation a transformé le comité de l'environnement de la Ville en un groupe de rédacteurs de demandes de subventions.

L’une des priorités des responsables de la Ville est donc désormais d’embaucher un coordonnateur du changement climatique. Ils ont reçu la moitié du financement pour ce poste de la part de Clean Nova Scotia Foundation, puis espèrent obtenir le reste de la province.

Amery Boyer soutient que la première tâche du coordonnateur sera d'organiser des consultations publiques sur un plan de lutte contre le changement climatique.

Un effort collectif

Nancy Anningson, experte en adaptation côtière auprès de l'Ecology Action Centre, affirme que les municipalités ont besoin de beaucoup plus de directives et de soutien de la part du gouvernement provincial, afin de répondre aux changements climatiques.

Pourquoi travaillent-elles toutes seules?, demande-t-elle. Il manque quelque chose en termes de coordination de soutien.

Selon elle, les municipalités ont besoin d’une personne pour recueillir de l’information sur ce qui a été essayé et ce qui fonctionne en matière d'adaptation aux changements climatiques.

Elle estime aussi que la nouvelle loi sur la protection du littoral de la Nouvelle-Écosse évitera d’éventuels problèmes aux administrations municipales, car cela freinera l’érosion et les inondations côtières. Toutefois, Nancy Anningson s'inquiète du temps qu'il faut pour que la nouvelle loi entre en vigueur.

Une route inondée près de la plage de Lawrencetown, en Nouvelle-Écosse

Une route inondée près de la plage de Lawrencetown, en Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : Gracieuseté Bridget Turner

Le ministère de l'Environnement et du Changement climatique élabore actuellement des règlements pour mettre en œuvre la loi. La consultation publique sur les règlements se termine le 30 septembre.

La Fédération canadienne des municipalités (FCM) demande également au gouvernement fédéral 7 milliards de dollars sur trois ans, pour des projets d'atténuation des catastrophes et de résilience climatique.

Les municipalités sont en première ligne des nouveaux extrêmes climatiques, a déclaré Joanne Vanderheyden, présidente de la FCM. Le principal défi est que le financement disponible ne correspond pas aux besoins sur le terrain.

Elle soutient que la FCM recommande l'affectation de 500 millions de dollars supplémentaires pour créer des cartes des risques naturels et évaluer les risques locaux, afin que les petites municipalités sachent par où commencer.

D'après un texte de Pam Berman de CBC

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