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La Distillerie du Fjord réclame plus d’équité

Les microdistilleries ont lancé une pétition pour dénoncer certaines législations.

Un homme qui tient une bouteille de gin.

Jean-Philippe Bouchard est cofondateur de la Distillerie du Fjord avec son frère, Benoit, et son père, Serge.

Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney

Béatrice Rooney

Afin de sensibiliser la population à leurs différents problèmes, les microdistilleries du Québec, y compris la Distillerie du Fjord, ont ouvert leurs portes aux visiteurs samedi. À l'aide d'une pétition, un cri du cœur est lancé à Québec pour dénoncer certaines législations qui les touchent.

En plus des taxes de vente, les distilleries doivent donner une majoration à l'État. Elles sont donc tenues de verser au gouvernement 52 % de leurs ventes en boutique et à la SAQ, selon le cofondateur de la Distillerie du Fjord Jean-Philippe Bouchard. Ça nous laisse avec en moyenne cinq à six dollars par bouteille vendue , dit-il.

Outre cette question, les producteurs de spiritueux demandent aussi l’élargissement des points de vente sans intermédiaire. Ils veulent pouvoir vendre leurs produits directement aux restaurateurs, dans les marchés et les festivals. En ce moment, il leur faut passer par la SAQ pour les vendre aux restaurateurs.

C’est plus d’oxygène et ça nous donne plus de manières pour faire la promotion de nos produits.

Une citation de :Jean-Philippe Bouchard

L'injustice que dénoncent particulièrement les microdistilleries, c’est que de telles réglementations ne s’appliquent pas aux autres producteurs comme les cidreries, les vignobles et les microbrasseries. Ceux-ci n’ont pas de taxe supplémentaire en plus des taxes de vente.

Il en va de même pour les autres provinces du Canada, comme le Nouveau-Brunswick, où la vente d’alcools artisanaux se fait beaucoup plus facilement.

Des bouteilles de gin Km 12.

La Distillerie du Fjord de Saint-David-de-Falardeau utilise la plante boréale comme l'un des six ingrédients du gin Km 12.

Photo : Radio-Canada

Contribution à l’économie

Selon M. Bouchard, si les changements revendiqués étaient appliqués, cela permettrait l'accroissement du marché et plus de retombées économiques en favorisant la création d’emplois, le développement de l’offre touristique ou une meilleure expérience sur place. Ce sont les consommateurs qui y [gagneraient], explique-t-il.

On est des petites entreprises, on crée souvent des emplois dans des villages [...] c’est du développement économique.

Une citation de :Jean-Philippe Bouchard

Le cofondateur ajoute qu’avec plus de moyens financiers, les distilleries pourraient engager davantage de personnel et créer de plus grandes retombées économiques pour Saint-David-de-Falardeau.

D’autres distilleries à visiter

Ça fait partie de nos valeurs d'accueillir les gens chez nous, de partager et d’être généreux, lance M. Bouchard, qui invite les gens à visiter les autres distilleries du Québec. Apprenez-en davantage sur l’envers du décor des produits qu’on trouve à la SAQ.

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