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« Ce sont des décisions personnelles », réitère Erin O’Toole sur la vaccination

Erin O’Toole en gros plan dehors.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, a fait campagne samedi dans la région du Grand Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Erin O’Toole, a été rattrapé samedi par ses positions sur la double vaccination obligatoire et des commentaires désobligeants de ses candidats à dix jours du scrutin, alors qu’il dit vouloir mener une campagne propre.

Faisant campagne dans la région du Grand Toronto (RGT), Erin O’Toole s’est arrêté à Whitby afin d'annoncer son plan pour soutenir les habitants de cette zone fortement peuplée.

Il a toutefois été invité à se prononcer sur le fait que sa candidate dans la circonscription de Peterborough-Kawartha, Michelle Ferreri, n’est que partiellement vaccinée et fait campagne dans des résidences pour personnes âgées. Mme Ferreri a elle-même publié des photos la montrant en train de discuter avec des aînés.

Le leader conservateur, pour qui la double vaccination n’est pas un critère pour se présenter aux élections en défendant les couleurs du PCC, refuse depuis le début de la campagne de dire combien de ses candidats sont pleinement vaccinés.

Il s’est fait demander par le journaliste David Cochrane de CBC News s’il était acceptable pour une personne qui n’est pas totalement immunisée contre le coronavirus de visiter les centres pour retraités, un endroit plus sensible. M. O'Toole a d’abord rappelé l’importance de la vaccination et le besoin de hausser le taux de vaccination au Canada avant d’affirmer : Ce sont des décisions personnelles, mais ce sont des décisions cruciales.

Nous avons aussi une directive de campagne qui stipule que les gens vont utiliser les vaccins et des tests de dépistage rapide au quotidien, de concert avec le port du masque et les efforts de distanciation physique pour garder les gens en sécurité durant la campagne, a-t-il répondu, assurant que tous ses candidats doivent suivre les règles sanitaires.

Mais est-ce acceptable? a insisté le journaliste. Comme je l’ai dit, nous allons respecter toutes les règles. […] Ce n’est pas seulement une attente, c’est un engagement de tous les membres de notre équipe, a-t-il rétorqué, accusant ensuite M. Trudeau d’avoir déclenché une élection pendant la pandémie afin de promouvoir ses intérêts personnels.

Advenant une victoire de candidats conservateurs non vaccinés, comment feront-ils pour se rendre à Ottawa pour siéger aux Communes s’ils ne peuvent pas prendre l’avion ou le train? lui a demandé une autre représentante de la presse. M. O’Toole a esquivé la question, répétant que la double vaccination constituait une décision personnelle en matière de santé [qu'ils allaient] respecter.

Nous allons aussi nous assurer que les tests de dépistage rapide peuvent être utilisés sur une base quotidienne. Il y a plusieurs mesures qu’on peut prendre pour garder les gens en sécurité. Et nous devons faire en sorte que les variants restent à l’extérieur du pays, a-t-il affirmé.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Des propos islamophobes

La candidate Lisa Robinson, qui se présentait dans la circonscription torontoise de Beaches-East York, ne représente plus le Parti conservateur du Canada. Le PCC lui a montré la porte vendredi. D’anciens commentaires islamophobes de Mme Robinson, publiés en 2017 sur Twitter, ont refait surface ces derniers jours.

Cory Hann, porte-parole du PCC, a déclaré vendredi que le racisme et l'islamophobie n'étaient pas tolérés. Conséquemment, cette personne n'est plus une candidate, a-t-il avisé.

Le chef conservateur s’est fait interroger sur la raison pour laquelle son parti l’avait remerciée, alors qu’il a fait preuve de tolérance à l’égard de Steven Cotter, candidat conservateur dans la circonscription de Central Nova, en Nouvelle-Écosse, qui a lui aussi publié des commentaires islamophobes sur les médias sociaux, entremêlés de déclarations conspirationnistes, qui ont récemment été décriés.

M. O’Toole a répondu en soulignant son intention de mener une campagne positive basée sur la volonté d’unir le pays et de procéder à la relance économique du Canada.

Je veux des gens dans mon équipe qui partagent exactement cette approche. Et c’est de cette façon que nous abordons tous les enjeux reliés à campagne. Nous sommes ici pour unir le pays. Nous sommes ici pour offrir un plan. Et tous les candidats, comme tous les membres de mon caucus, vont s’engager à honorer les cinq piliers du Plan de redressement du Canada et mener une campagne positive, a-t-il expliqué.

Un plan pour redresser Toronto

Se présentant comme un petit gars de la grande région de Toronto, le leader conservateur, qui a grandi dans le secteur, a dévoilé son plan pour soutenir la région. Au chapitre de la crise de l’abordabilité du logement, il s’engage à construire un million d’habitations au cours des trois prochaines années.

De plus, il décrétera un moratoire de deux ans sur l’achat de propriétés par des investisseurs étrangers qui ne déménageront pas au Canada.

Les conservateurs du Canada rendront les prêts hypothécaires plus abordables et plus accessibles en encourageant un nouveau marché pour les prêts hypothécaires de sept à dix ans, est-il écrit dans leur communiqué de presse, tout en augmentant l’admissibilité à l’assurance prêt hypothécaire.

Au chapitre du transport en commun, le PCC soutient le prolongement de quatre lignes de métro, le projet d’agrandissement du réseau de transport GO de Toronto, en plus de réaliser le projet de train à grande fréquence de VIA Rail entre Toronto et Québec. Les familles méritent mieux que les belles paroles de M. Trudeau, sans action sur la crise du logement, sur la crise du coût de la vie, a lancé M. O’Toole.

Cependant, pendant la période de questions, il s’est fait rattraper par le fait que sa plateforme électorale ne faisait mention d’aucun fonds réservé à des projets de transport en commun. Je vais les faire construire. Je vais faire creuser. Je vais faire en sorte que les choses soient faites, a-t-il répondu, ajoutant que les ambitions de Justin Trudeau ne se traduisent jamais en réalisations.

Il a ajouté que les libéraux avaient réservé de l’argent pour le transport en commun, mais qu'ils n’avaient pas utilisé tous les fonds ni concrétisé tous les projets. Nous allons prendre l’allocation pour les infrastructures et nous en servir rapidement. Construire ces lignes rapidement, a-t-il promis. Il a cité l’actuel directeur parlementaire du budget, selon qui M. Trudeau ne dépense que 60 % de ce qu’il annonce.

Ainsi, combien d’argent comptez-vous dépenser en transport commun? Nous allons construire des projets de transports collectifs dans le GTA. Assez de discussions. Les autres ordres de gouvernement veulent cela. Je sais que le premier ministre et les maires [les attendent]. Ils ont besoin d’un gouvernement fédéral qui peut libérer des fonds, a-t-il répliqué.

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