•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’ultimatum de Moe sur la mobilité de la main-d’œuvre en santé fâche les syndicats

Des infirmières.

Les syndicats de la santé disent être déjà en discussion avec l'Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) et critiquent la démarche de Scott Moe à propos de l'ultimatum.

Photo : Istock

Radio-Canada

Les syndicats de la santé affichent leur mécontentement alors que le premier ministre Scott Moe leur a lancé un ultimatum pour parvenir d’ici lundi à une entente sur la dotation en personnel afin de faire face à la COVID-19. À défaut de quoi, un décret d’urgence sera adopté pour permettre la mobilité de la main-d'œuvre en cas d'urgence.

Si aucun accord ne peut être trouvé, le gouvernement signera un décret d'urgence lundi, a déclaré M. Moe lors d’une conférence de presse vendredi.

Le premier ministre a précisé que le gouvernement souhaitait une plus grande souplesse en ce qui concerne la main-d'œuvre alors que la province continue de lutter contre la pandémie.

La présidente de la section locale 5430 du Syndicat canadien de la fonction publique, Sandra Seitz, a affirmé que son syndicat était déjà en discussion avec l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA). 

Ce qui est très contrariant, c'est que nous étions en discussion avec la SHA au sujet d'une lettre d'entente, de la dotation en personnel pendant cette quatrième vague de la pandémie et de l'identification des domaines qui pourraient être améliorés, a déclaré Sandra Seitz dont le syndicat représente 14 000 travailleurs de la santé dans la province. 

Et maintenant, nous apprenons qu'ils menacent de réactiver la lettre d'entente précédente d'ici lundi, s’est-elle étonnée.

Selon Mme Seitz, au lieu de poser des ultimatums, le premier ministre devrait discuter des préoccupations des travailleurs de la santé afin de résoudre la crise du personnel. 

La présidente du Syndicat des infirmières de la Saskatchewan (SUN), Tracy Zambory, a également critiqué l'ultimatum du premier ministre.

Nous avons clairement indiqué que le libellé de notre convention collective permet la mobilité du personnel et nous continuerons à discuter de cette question avec l'autorité sanitaire de la Saskatchewan au cours du week-end , a déclaré Mme Zambory.

Elle a ajouté que les travailleurs avaient besoin d'un certain soulagement et de soutien.

Les infirmières se sentent démoralisées, vaincues, déprimées, épuisées et épuisantes, a dit celle dont le syndicat représente 10 000 infirmières de la province. Elles ne peuvent pas continuer. Le système a besoin d'être soulagé.

Mme Zambory a déclaré qu'avec la dernière lettre d'entente, il était difficile pour le personnel dans les zones à forte pression de faire une pause. 

Nous sommes toujours là pour parler de solutions. Nous continuerons à avoir ces conversations et nous verrons où cela nous mènera.

Dans un communiqué de presse vendredi, la province a déclaré qu'avant cet été, l'autorité sanitaire et les syndicats du secteur de la santé avaient convenu d'une lettre d'entente qui permettait la mobilité de la main-d'œuvre.  Cette lettre d'entente a expiré lorsque la province a levé son état d'urgence en juillet.

Selon Mme Seitz, le premier ministre de la province se contente de mettre en place un isolement obligatoire [pour les personnes infectées par la COVID-19] et ne prend pas d'autres mesures lorsque les chiffres augmentent.

Vendredi, M. Moe a annoncé que la province exigerait à nouveau que les personnes déclarées positives à la COVID-19 s'isolent pendant 10 jours et que les contacts étroits qui ne sont pas vaccinés s'auto-isolent pendant 14 jours. Toutefois, la province ne réintroduirait pas le masque obligatoire et n'exigerait pas de preuve de vaccination pour assister à des événements non essentiels, comme l'ont fait plusieurs autres provinces.

Avec les informations de Scott Larson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !