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L’Iran invite le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique

Un drapeau iranien dans la centrale nucléaire iranienne de Bushehr.

La centrale nucléaire iranienne de Bushehr, lors d'une cérémonie officielle de lancement des travaux d'un second réacteur de la centrale en novembre 2019.

Photo : Getty Images / ATTA KENARE

Reuters

Le responsable de l'organe de surveillance nucléaire de l'ONU, Rafael Grossi, se rendra à Téhéran ce week-end pour des pourparlers qui pourraient aussi bien aboutir à une sortie de l'impasse entre l'Iran et l'Occident que sur un échec des négociations autour de la relance de l'accord nucléaire iranien, ont déclaré samedi des diplomates.

Trois diplomates qui suivent de près l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont déclaré que le déplacement de son directeur général avant une réunion la semaine prochaine du conseil des gouverneurs de l'instance, composé de 35 pays, était confirmée.

Deux ont indiqué que Rafael Grossi devait arriver à Téhéran tôt dimanche et rencontrer le nouveau responsable de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran, Mohammad Eslami.

Rafael Grossi.

Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) lors d'une conférence de presse.

Photo : Getty Images / JOE KLAMAR

L'AIEA a informé ses États membres cette semaine qu'il n'y avait eu aucun progrès sur deux questions centrales : expliquer les traces d'uranium trouvées sur plusieurs sites anciens et non déclarés et obtenir un accès urgent à certains équipements de surveillance afin que l'agence puisse continuer à suivre une partie du programme nucléaire iranien comme prévu par l'accord de 2015.

Des pourparlers distincts et indirects entre les États-Unis et l'Iran sur le retour au respect de l'accord nucléaire sont interrompus depuis le mois de juin. Washington et ses alliés européens ont exhorté l'administration du président Ebrahim Raisi, qui a pris ses fonctions en août, à reprendre les discussions.

Dans le cadre de l'accord de 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, Téhéran a accepté des restrictions sur ses activités nucléaires en échange de la levée des sanctions internationales à son encontre.

Le président Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord en 2018 et remis en place de douloureuses sanctions économiques.

Une centrale nucléaire avec un drapeau iranien.

La centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran.

Photo : Getty Images

L'Iran a riposté à partir de 2019 en violant de nombreuses restrictions fondamentales de l'accord, comme l'enrichissement de l'uranium à un degré supérieur, plus proche de ce qui serait nécessaire pour la conception d'armes nucléaires.

Les puissances occidentales doivent décider d'adopter ou non une résolution critiquant l'Iran et accroissant la pression sur le pays lors d'une réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, la semaine prochaine.

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