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Une intervention approche, croient des opposants à Trans Mountain perchés dans des arbres

Un homme portant un casque suspendu à une corde se balance sous sa tente installée au sommet de trois arbres.

Timothée Govare a passé plus de 100 jours dans un arbre pour protester contre l'expansion du pipeline Trans Mountain.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Radio-Canada

Des militants anti-pipeline juchés dans des arbres à Burnaby, en banlieue de Vancouver, pour protester contre l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, disent craindre une intervention pour les forcer à descendre.

Depuis plus d’un an, des opposants au projet énergétique occupent des plateformes situées sur le haut de plusieurs d’arbres de l’aire de conservation de la rivière Brunette. Ces arbres devront être coupés pour faire place à l’agrandissement de l’oléoduc.

De nombreux arbres voisins ont été abattus et qu’une clôture a été installée près de leur perchoir, disent-ils.

Ils envoient beaucoup de travailleurs pour clôturer ces arbres et les isoler de nos supporters qui nous apportent de la nourriture et du ravitaillement chaque jour, dit Timothée Govare. Celui-ci a passé plus de 100 jours dans les airs.

Ce manifestant croit que les ouvriers sont sur le point d’apporter de la machinerie lourde pour être en mesure de les extraire, ses compagnons et lui, de leurs perchoirs.

Pour la sécurité des travailleurs

Un porte-parole de Trans Mountain affirme que les clôtures ont été mises en place pour assurer la sécurité des travailleurs et de la communauté. Pour laisser place à la construction et à l’opération sécuritaires du nouveau pipeline, des travailleurs forestiers sont requis pour défricher la terre et retirer les arbres situés le long du droit de passage du pipeline et des lieux de travail temporaire.

Un manifestant masqué dans un arbre.

Un opposant au pipeline Trans Mountain dans un arbre situé le long du tracé de l'oléoduc, à Burnaby, en septembre 2021.

Photo : Maggie MacPherson/CBC

Trans Mountain respecte le droit à l’expression pacifique et légale des opinions. Celle-ci ajoute toutefois qu'une injonction de la Cour suprême de la Colombie-Britannique empêche le blocage ou l’obstruction de l’accès aux chantiers et zones de travail de Trans Mountain dans toute la Colombie-Britannique.

Tripler la quantité de pétrole transportée

Le projet d’expansion de l’oléoduc, qui relie l'Alberta à Burnaby, en Colombie-Britannique, a pour but d'en faire passer la capacité de 300 000 à 890 000 barils de pétrole par jour.

Ottawa s'est porté acquéreur de Trans Mountain à la fin du mois d'août 2018, au prix de 4,5 milliards de dollars.

La société d’État estime que les coûts de construction s’élèveront à 12,6 milliards de dollars, mais des groupes environnementaux croient qu’il faudra des millions de plus pour achever le projet, en raison de retards qui s’accumulent.

Trans Mountain a remporté une dernière victoire judiciaire importante il y a environ un an, lorsque la Cour suprême a refusé d’entendre des groupes autochtones et environnementaux opposés au projet.

Avec les informations d'Akshay Kulkarni

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