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Le syndicat de la fonction publique accuse le gouvernement Higgs de mauvaise foi

Une pancarte d'un poing levé.

Une affiche brandie par un travailleur lors d'une manifestation (archives).

Photo :  CBC / Hadeel Ibrahim

Radio-Canada

Le syndicat représentant les travailleurs de la fonction publique du Nouveau-Brunswick accuse le gouvernement de Blaine Higgs de faire preuve de mauvaise foi, et a déposé à cet effet une plainte devant la Commission des relations de travail de la province.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) estime que les rencontres pour discuter des conditions salariales des employés auraient plutôt été détournées, et affirme que l’introduction par le gouvernement de concessions tard dans le processus de négociations est une technique de mauvaise foi.

La semaine dernière, le gouvernement a quitté la table de négociation. Ils n'étaient pas intéressés à négocier à moins que le syndicat n'accepte des concessions, disait alors le président du SCFP du Nouveau-Brunswick, Stephen Drost.

Vendredi matin, des journaux du Nouveau-Brunswick ont publié des publicités achetées par le gouvernement provincial, dans lesquelles celui-ci affirme que les demandes syndicales coûteraient 90 millions de plus que ce que Fredericton propose.

Simon Ouellette, le porte-parole des communications du SCFP au Nouveau-Brunswick, dénonce vigoureusement la campagne de relations publiques que le gouvernement mène dans les quotidiens. La publicité, c'est vraiment de l'argent gaspillé, juge-t-il.

Si les travailleurs du secteur public étaient trop payés, affirme M. Ouellette, le gouvernement ne serait pas aux prises avec une pénurie de main-d’oeuvre.

On sait qu'ils ne sont pas trop payés, sinon on n’aurait pas une crise de recrutement de personnel. Les gens se garrocheraient pour rentrer dans des postes qu'ils considèrent bien payés, bien rémunérés, avec des bons bénéfices, dit-il.

Un porte-parole du ministère des Finances et du Conseil du Trésor affirme que les négociateurs du gouvernement ont respecté les règlements dans le cadre des négociations avec le syndicat­.

Votes de grève : deux jours de plus

Depuis mardi dernier, les quelque 22 000 travailleurs représentés par le SCFP au Nouveau-Brunswick sont invités à participer à des votes de grève.

Ceux-ci devaient prendre fin samedi, mais deux jours de vote ont été ajoutés la semaine prochaine, les 17 et 18 septembre, afin de permettre à tous d’exercer leur droit de vote.

Selon le SCFP, certaines listes d'employés fournies par le gouvernement provincial étaient incomplètes. Des employés, permanents depuis parfois plus d'une vingtaine d'années, n'apparaissent pas sur ces listes et n'arrivaient donc pas à voter.

Des sections sont plus touchées que d'autres. Il y a parfois des centaines d'employés par section qui ne pouvaient pas voter.

Ces votes de grève touchent 22 000 travailleurs provenant, entre autres, des services correctionnels, du personnel de soutien en éducation et du domaine de la santé.

Selon le syndicat, le taux de participation serait très élevé, avec plus de 92 % des membres ayant déjà voté.

En mai, le regroupement syndical avait donné au gouvernement de Blaine Higgs 100 jours pour dénouer les impasses dans les négociations des sections locales dont la convention collective est échue.

D’après le reportage de Sarah Déry

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