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Le secret est dans l’eau de Québec pour les nageurs paralympiques

Les nageuses Aurélie Rivard et Sabrina Duchesne, médaillées des Jeux paralympiques de Tokyo

Les nageuses Aurélie Rivard et Sabrina Duchesne, médaillées des Jeux paralympiques de Tokyo.

Photo : Radio-Canada

Lorsque des athlètes doivent quitter la ville de Québec en quête d’un site d’entraînement plus optimal, Montréal devient pour plusieurs la destination de choix. Pendant ce temps, les nageurs paralympiques de l’équipe canadienne, eux, font le chemin inverse.

C’est le cas d’Aurélie Rivard qui rentre tout juste des Jeux de Tokyo avec cinq médailles dans ses bagages.

La jeune femme qui s’entraînait à Montréal a décidé de prendre la route de Québec en 2019 pour venir nager dans la piscine du Pavillon de l'éducation physique et des sports (PEPS) de l’Université Laval en préparation pour ces troisièmes jeux.

Je me suis réveillée en novembre 2019 et j’ai décidé que j’avais besoin de changer d'environnement, de changer d’air un peu. Au centre national, c’était super, mais j’étais toute seule dans l’eau et j’avais besoin d’un peu plus de motivation externe que d’être toute seule dans mon couloir, explique-t-elle.

Cette motivation, elle l’a trouvée auprès de l’entraîneur Marc-André Pelletier, du club de natation région Québec.

Je suis quelqu’un qui est compétitif et le style d’entraînement de Marc me rejoignait. Je savais que c’était la bonne personne pour les Jeux de Tokyo.

Je ne voulais pas arriver à Tokyo et me dire que j’aurais dû faire ça et ça. Je voulais faire tout ce qu’il fallait pour m’assurer d'être prête.

Une citation de :Aurélie Rivard, cinq fois médaillée, Jeux de Tokyo 2020

Marc-André Pelletier était aux premières loges pour voir Aurélie Rivard, Nicolas Guy Turbide et Sabrina Duchesne, tous des athlètes qui s'entraînent dans la piscine du PEPS, décrocher des médailles olympiques au Japon.

Marc-André Pelletier, entraîneur de l'équipe de natation du Canada aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Marc-André Pelletier, entraîneur de l'équipe de natation du Canada aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Photo : Radio-Canada

Lui qui a vécu sa première expérience comme entraîneur au sein de l’équipe canadienne à Tokyo dirige des athlètes paralympiques au sein du club de Québec depuis plus de 10 ans.

En plus de Turbide, médaillé de bronze à Rio et d'argent à Tokyo, de l’Ontarien Alec Eliott et d'Aurélie Rivard, Marc-André Pelletier s’apprête à accueillir Abi Tripp, une autre membre de l’équipe nationale, parmi son groupe.

C'est intéressant de voir les athlètes bouger vers Québec, c’est valorisant, dit-il. On a de superbes infrastructures ici, alors c’est bien de les utiliser au maximum. Je pense aussi qu’il y a un bon lien entre les entraîneurs et les partenaires d’entraînement.

Adaptation

Au club de natation région Québec, Marc-André Pelletier a dû s’adapter aux besoins de chaque athlète paralympique.

Avec Nicolas Guy Turbide qui a un handicap visuel, il doit être plus précis dans ses explications et éviter de parler avec ses mains pour s’assurer d’être bien compris.

Mais pour le reste, pas de formule magique, sinon de simplement laisser les nageurs paralympiques et les autres nageurs partager les mêmes heures et conditions d’entraînement.

Les athlètes qui sont moins touchés physiquement, c’est bon pour eux de s'entraîner avec ceux sans handicap, ça leur permet d’augmenter leur volume d’entraînement et leur intensité, croit-il.

Motivation

Sabrina Duchesne, médaillée de bronze au relais 4 X 100 m à Tokyo, s’entraîne aussi dans l'eau du PEPS, mais avec le club Rouge et Or et l’entraîneuse Johanne Girardin.

Seule paranageuse de l’équipe, elle nage aux côtés des autres athlètes. C’est surtout le fait qu’ils ont les mêmes ambitions qu’elle qui la pousse à se dépasser.

J’ai nagé toute l’année avec six gars qui s’entraînaient pour les essais olympiques et honnêtement, c’est la meilleure motivation que je pouvais avoir cette année.

Une citation de :Sabrina Duchesne, médaillée de bronze, Jeux de Tokyo 2020

Elle se réjouit de voir ses coéquipiers de l’équipe canadienne choisir Québec pour poursuivre leur quête vers l’excellence.

Même si on ne nage pas ensemble, on se voit quand même, on se croise dans les vestiaires, on fait des activités en dehors des entraînements. C’est sûr que c’est motivant, ajoute-t-elle.

Paris 2024

Encore sous l’effet du décalage horaire, Sabrina Duchesne s’accorde un peu de repos ces jours-ci. Mais elle a déjà son plan en tête : elle tentera de se qualifier pour les Jeux de Paris en 2024.

Quant à Aurélie Rivard, elle n’a pas encore décidé si elle se lançait pour un autre cycle.

Je suis encore en réflexion, je ne suis pas sûre à 100 % de vouloir m’engager pour les Jeux de 2024. Oui, c’est juste trois ans, mais c’est quand même loin.

Mais une chose est certaine, si elle se lance dans l’aventure, c’est à Québec qu’elle nagera pour s’y préparer.

Avec les informations de Guillaume Piedboeuf

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