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Les artistes se sentent exclus des débats électoraux

Charles Sagalane est assis dans sa bibliothèque.

L'auteur Charles Sagalane est ambassadeur en région de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Radio-Canada

Le milieu culturel se sent mis de côté par les candidats aux élections fédérales et déplore le fait que les enjeux qui concernent le domaine des arts et de la culture sont peu abordés lors des débats.

Des sujets comme la protection des droits d'auteurs et la relance des spectacles devraient être des priorités pour le gouvernement, croient certains artistes comme l’auteur et poète du Lac-Saint-Jean Charles Sagalane. Charles Gagnon, de son nom usuel, a remporté plusieurs prix littéraires et agit comme ambassadeur en région de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Les revenus d'écrivains médians sont de 9000 $. Au Québec, quand on veut en vivre, il faut multiplier par plusieurs fois. Il faut être conscient d'où viennent nos revenus, fait-il ressortir.

Les associations d'écrivains voudraient que les partis politiques s'engagent à protéger davantage les droits d'auteur.

Je ne sens pas que c'est marquant dans les plateformes des partis et je n’ai pas senti que dans les discours des candidats ça revient souvent, ajoute l’auteur de Bric-à-brac au bord du lac.

L’imposition de nouvelles règles aux géants du numérique comme Netflix, par exemple, ne monopolise pas les échanges non plus. Avec le déclenchement des élections, le projet de loi C-10 modifiant la Loi sur la radiodiffusion est mort au feuilleton.

C'est extrêmement déplorable, parce que c'est comme si tous les gens qui ont mis de l'énergie, qui ont déposé des mémoires et qui ont fait avancer, oups, tout d'un coup ça tombe, et on était peut-être à veille d'avoir un encadrement plus spécifique qui allait venir avec des retombées, qui ne sera pas là, donc c'est comme s'il faut recommencer, note Gabrielle Desbiens, directrice générale de Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Gabrielle Desbiens se tient devant le Théâtre Banque Nationale.

Gabrielle Desbiens est la directrice générale de Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Les chefs politiques réalisent néanmoins l'importance de continuer à soutenir les artistes financièrement en attendant une relance de l’industrie des arts et spectacles.

C'est nécessaire pour maintenir la réalité des gens dans le milieu culturel. Si tu les obliges à aller dans la restauration rapide pour subvenir à leurs besoins, l’art de combien de ces personnes survivra à ces conditions-là? soulève la présidente intérimaire de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN), Annick Charrette.

Des effets dévastateurs

La Guilde des musiciens et musiciennes du Québec a perdu 15 % de ses membres depuis un an et demi. En juillet, plus du tiers des membres actifs avaient encore recours à la Prestation canadienne pour la relance économique (PCRE). Certains réclament un nouveau programme qui subviendrait mieux à leurs besoins.

Ce qu'on privilégie, c'est une aide qui vient directement de Patrimoine canadien ou du Conseil des arts du Canada, explique le président-directeur général de la Guilde, Luc Fortin.

Des rencontres virtuelles ont eu lieu au cours des derniers jours afin de sensibiliser les candidats aux problèmes avec lesquels les artistes sont aux prises. La semaine prochaine, un débat national sera diffusé sur le web avec des représentants de tous les partis et portant spécifiquement sur les enjeux qui touchent le milieu culturel.

D'après le reportage de Catherine Paradis

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