•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’ONU appelle ses membres à l’action pour le climat et la COVID-19

Antonio Guterres descend un escalier, de profil.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, déplore que les pays qui produisent des vaccins contre la COVID-19 n’aient pas pu s’entendre pour doubler la cadence.

Photo : afp via getty images / TIMOTHY A. CLARY

Radio-Canada

Le monde avance « dans la mauvaise direction » et les gouvernements doivent de toute urgence poser des gestes importants pour contrer le réchauffement climatique et augmenter les taux de vaccination contre la COVID-19, a imploré vendredi le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres.

Parce que l’épidémie de COVID-19 est un signal d’alarme – et nous continuons de dormir, a-t-il poursuivi, en conférence de presse, à l’occasion d’un discours devant les 193 pays membres de l’Assemblée générale de l’ONU.

M. Guterres y présentait sa vision pour les 25 ans à venir.

« La pandémie a démontré notre échec collectif à nous rassembler et à prendre des décisions communes pour le bien commun, même face à une urgence mondiale immédiate et potentiellement mortelle. »

— Une citation de  Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies

M. Guterres a souligné que les pays qui fabriquent des vaccins contre la COVID-19 n’ont pas réussi à s’entendre pour doubler leur production. Cela permettrait pourtant de vacciner 70 % de la population mondiale d’ici le premier semestre de 2022, un objectif dont l'atteinte est nécessaire pour vaincre la pandémie.

À propos de la COP26, qui doit se tenir du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow, en Écosse, M. Guterres a déclaré aux médias que les négociations ne progressent pas.

Il a exhorté les États-Unis et la Chine à faire des efforts supplémentaires pour faciliter un accord.

« Nous comprenons qu’il y a des problèmes dans les relations entre les États-Unis et la Chine, mais ces problèmes ne doivent pas interférer avec la nécessité pour les deux pays de faire tout leur possible pour assurer le succès [de la COP26]. »

— Une citation de  Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies

Nous avons besoin d'un engagement plus fort des États-Unis, notamment dans le financement du développement, pour les questions de développement liées au climat, l'adaptation, et nous avons besoin d'un effort supplémentaire de la Chine en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, a tenu à mentionner M. Guterres.

Antonio Guterres a aussi annoncé qu’il organisera, à compter du 21 septembre, soit à la veille de l’Assemblée générale des Nations unies, un sommet à huis clos dont l’enjeu sera le climat.

Ce sommet devrait compter une quarantaine de participants et visera à augmenter la mobilisation des États en vue de la COP26.

« Les choix que nous faisons ou ne faisons pas aujourd'hui pourraient entraîner un nouvel arrêt ou une nouvelle percée vers un avenir plus écologique, meilleur et plus sûr. »

— Une citation de  Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies

Quant à un éventuel report de la COP26 en raison de la pandémie, M. Guterres n’y est pas favorable. Retarder la COP26 n’est pas une bonne chose, a-t-il dit, tout en soulignant que les retards sont déjà trop nombreux pour un problème aussi urgent.

M. Guterres rejette aussi l’idée selon laquelle le fait que les participants à la COP26 ne sont pas tous vaccinés contre la COVID-19 puisse être un frein à son organisation.

Juste pour donner un exemple, la ville de New York a proposé à tous les délégués qui participent à partir du 21 septembre à l’Assemblée générale annuelle de l’ONU la possibilité de se faire vacciner et nous aurons un système pour le faire, a-t-il ajouté.

Un sommet pour un avenir meilleur

Il est maintenant temps de renouer avec la solidarité mondiale et de trouver de nouvelles façons de travailler ensemble pour le bien commun, a dit le secrétaire général de l’ONU.

Antonio Guterres a évoqué la mise sur pied d’une plateforme d’urgence en cas de nouvelle crise mondiale, la création d’un poste d’émissaire de l’ONU pour les générations futures et la tenue possible d’un sommet mondial sur l’avenir au cours de l’année 2023.

Les conclusions du sommet pourraient porter sur des questions telles que la protection sociale universelle, la couverture sanitaire universelle, le logement convenable, l'éducation pour tous et le travail décent, dans le cadre d'une économie mondiale plus équitable et plus solidaire, pour que ce soit possible partout, a souligné M. Guterres.

« Le moment est venu de penser à long terme, d'offrir plus aux jeunes et aux générations futures. »

— Une citation de  Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies

Mais jusqu’ici, ses appels pour un plan mondial de vaccination, qui pourrait se révéler nécessaire pour sortir de la pandémie de COVID-19, n’ont pas porté leurs fruits.

Il y a pourtant une nécessité pour M. Guterres d’adopter des mesures urgentes et audacieuses pour faire face à la triple crise du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution qui détruisent la planète.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !