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Vingt ans plus tard, Jean-François Damphousse se souvient du 11 septembre 2001

Le résident de Dieppe a vécu de près ces événements tragiques et le retour au jeu historique à New York.

Jean-François Damphousse.

Jean-François Damphousse a passé quatre saisons dans l'organisation des Devils du New Jersey, dans les ligues mineures et dans la LNH.

Photo : Radio-Canada

François Le Blanc

En septembre 2001, Jean-François Damphousse était l'un des espoirs des Devils du New Jersey. Il participait au camp d'entraînement de l'équipe de la Ligue nationale de hockey. La seule chose qui lui trottait en tête, c'était de décrocher un poste de gardien substitut à Martin Brodeur. Puis, le monde a changé.

Damphousse et ses coéquipiers étaient au centre d'entraînement des Devils, à West Orange, dans le New Jersey.

C'était une journée normale, la télévision était au poste de nouvelles, se souvient-il. On a vu le premier avion qui avait frappé la première tour. Comme tout le monde, on pensait que c'était un accident, on n'a pas fait grand cas de cela.

Une boule de feu s'échappe de la tour sud du World Trade Center, à New York, le 11 septembre 2001. Le vol 175 de United Airlines a percuté la tour à 9 h 03, heure de l'Est, soit un peu plus de 15 minutes après que le vol 11 d'American Airlines a percuté la tour nord, de laquelle s'échappe toujours un panache de fumée.

Un avion s'engouffre dans la tour sud du World Trade Center, à New York, le 11 septembre 2001.

Photo : Reuters

Les joueurs ont vaqué à leurs occupations, certains se détendaient entre deux séances d'entraînement, en jouant au ping-pong, par exemple.

Lorsqu'on a vu le deuxième avion, ça nous a frappés un peu plus durement. La panique s'est installée au camp. Ils [les Devils] ont fermé les installations et on se retrouve à l'hôtel pour quelques jours sans toucher la glace.

Une citation de :Jean-François Damphousse

Le centre d'entraînement des Devils est situé à une vingtaine de kilomètres du lieu de l'attaque sur les tours jumelles de New York.

D'où on était, on pouvait voir la fumée des tours, même si c'était à New York, on était à proximité.

Une boule de feu s'échappe de la tour sud du World Trade Center, à New York, le 11 septembre 2001. Le vol 175 de United Airlines a percuté la tour à 9 h 03, heure de l'Est, soit un peu plus de 15 minutes après que le vol 11 d'American Airlines a percuté la tour nord, de laquelle s'échappe toujours un panache de fumée.

Une boule de feu s'échappe de la tour sud du World Trade Center, à New York, le 11 septembre 2001. La fumée était visible à kilomètres à la ronde.

Photo : Reuters

Ce qui aggravait le sentiment d'inquiétude, c'est que tous les liens de communications étaient perturbés.

On ne pouvait pas communiquer avec nos familles et nos conjointes, explique Jean-François. C'était un moment de panique à savoir s'il y allait avoir d'autres événements de terrorismes dans les alentours. Il y avait de l'insécurité.

L'organisation des Devils a tenté de rassurer tout le monde. L'une après l'autre, les ligues sportives ont cessé leurs activités par respect pour les victimes. Personne n'avait la tête à célébrer des victoires ou à s'apitoyer sur une défaite.

Pendant plusieurs jours, il n'y a pas eu d'entraînement non plus.

Le retour au jeu

Jean-François Damphousse a aussi participé au premier événement sportif disputé à New York après les attentats terroristes.

Les joueurs des deux clubs se tiennent côte à côte, solennellement.

Jean-François Damphousse (complètement à gauche, avec le gilet rouge numéro 1) était l'un des gardiens des Devils du New Jersey lors du match contre les Rangers. Les joueurs étaient émus lors de la cérémonie d'avant-match, le 19 septembre 2001, au Madison Square Garden.

Photo : Reuters / Reuters Photographer

Le 19 septembre 2001, les Devils affrontent les Rangers au Madison Square Garden de New York.

C'était touchant, se rappelle-t-il. On a été escorté du New Jersey jusqu'à New York par des policiers. C'était un peu intimidant. C'est un événement dont je vais certainement toujours me souvenir. Il y avait beaucoup d'émotions lors de cette soirée-là, avec les hymnes nationaux, par exemple.

Voici un extrait de la cérémonie d'avant-match, du MSG Network, en anglais.

Ce n'était qu'une partie hors-concours, quand il s'en joue des dizaines avant une saison. Mais celui-ci représentait bien plus que cela.

Les gens en avaient besoin, quand tu vis des événements comme ça. Ç'a touché beaucoup de familles, beaucoup de gens. Les événements sportifs sont souvent des événements rassembleurs. [Ce match] est l'un de ceux-là, qui a pu calmer les émotions pour retrouver une certaine normalité.

Une citation de :Jean-François Damphousse

Par la suite, les ligues ont repris leurs activités, avec des mesures de sécurité renforcées. Certaines ont ajouté des éléments patriotiques, lors des cérémonies d'avant-match, quand ce n'est pas directement durant la partie.

Certains de ces rituels sont encore présents, 20 ans plus tard.

Aujourd'hui recruteur pour la centrale de la Ligue nationale de hockey, Jean-François Damphousse voyage beaucoup. Les événements du 11 septembre 2001 ont changé la façon dont on voyage.

Les temps ont changé, dit-il. Avant, de notre siège, on voyait le cockpit de l'avion et l'équipe de pilotage, car la porte était ouverte. On ne voit plus cela maintenant!

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