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Porte-à-porte électoral en temps de télétravail

Charlie Angus fait du porte à porte.

Charlie Angus distribue des dépliants aux portes à Cochrane.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Pandémie oblige, la campagne électorale est différente des autres tant à ce qui a trait au porte-à-porte qu'à l'ambiance des bureaux de campagnes. Radio-Canada est allé prendre le pouls dans la circonscription de Timmins—Baie James.

Un constat que notre équipe fait rapidement : les bureaux de circonscription des candidat libéral et néo-démocrate sont complètement vides. Seul l’agent officiel du candidat s’y trouve.

On l’utilise plutôt comme un point de contact au lieu d’être un endroit pour rassembler nos bénévoles, dit d’emblée Martin Lefebvre, l’agent officiel du libéral Steve Black.

Un homme travaille à un bureau, entouré d'affiches électorales.

L'agent officiel de Steve Black, Martin Lefebvre, est le seul à travailler dans le bureau électoral.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Dans le quartier général , on retrouve habituellement 5 ou 6 téléphonistes, rien. Les appels se font maintenant en télétravail. L’atmosphère est complètement différente, nous confie la responsable de la campagne du député sortant, le néo-démocrate Charlie Angus.

C’est vraiment difficile, la motivation n’est plus là, avoue Julie Demarchi, une bénévole qui passe de 10 à 20 heures par jour seule dans le bureau vide.

Une femme seule au téléphone dans un vaste local vide.

Julie Demarchi est nostalgique de l'atmosphère dans le bureau de circonscription avant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Avant, on regarde les débats tous ensemble. On fait la connexion ensemble . Quand les callers rentrent le matin, on parle de ce qui est arrivé la journée d’avant. Ça les aide à pouvoir faire les appels.

Député depuis 2004 dans le Nord de l’Ontario, Charlie Angus a remarqué une différence quant à l'importance de la taille de son bureau de campagne. L'ouverture de ce bureau a été très différente cette année.

Un politicien devant une maison avec des pamphlet électoraux.

Charlie Angus porte toujours un macaron indiquant qu'il est complètement vacciné.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Habituellement, c’est très important d’inviter tous les électeurs et les bénévoles dans cette grande célébration. Et maintenant non, c’est nécessaire d’utiliser Zoom, raconte-t-il.

Privilégier ou non le porte-à-porte

Alors que les libéraux et les néo-démocrates privilégient le porte-à-porte quotidien, le Parti populaire du Canada passe son tour.

Un homme avec sa pancarte électorale.

Stephen MacLeod espère récolter 10% des votes dans sa circonscription.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Je pense que c’est de respecter les gens, admet Renaud Roy, gérant de la campagne pour le parti de Maxime Bernier. On a opté d’envoyer des cartes, donc de présenter notre candidat dans une carte qui était postée.

Un pamphlet publicitaire d'un parti.

Afin de réduire les risques de contamination, le parti populaire du Canada a opté pour l'envoi postal.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Charlie Angus et Steve Black aiment cogner aux portes. Le premier en est à sa 7e élection fédérale et le second a été maire de Timmins et s’est présenté aux élections provinciales en 2014.

Les deux ont dû faire des compromis pour cette campagne, comme s'abstenir d'aller à la rencontre des électeurs dans des immeuble d'appartements et dans les foyers de soin de longue durée. La principale différence est dans l’approche aux portes, selon eux.

On est doublement vacciné, on a nos masques, après avoir cogné on prend un pas de recul pour donner la distanciation sociale, lance Steve Black.

Le candidat libéral Steve Black portant un masque.

L'ancien maire de Timmins espère s'emparer du siège du député sortant Charlie Angus.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Les libéraux ne nous ont pas donné la permission d’aller les filmer dans leur porte-à-porte. Une chose que nous avons faite avec Charlie Angus à Cochrane.

Un groupe de gens masqué.

Charlie Angus donne des indications à son équipe avant de faire le porte à porte.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

L’homme de 58 ans est accompagné de 6 bénévoles en milieu après-midi. La majorité des électeurs répondent présents pendant la trentaine de minutes qu’on l’accompagne.

C’est essentiel pour développer un engagement avec les électeurs, croit M. Angus.

Un avis que partage son rival libéral.

Comparé aux autres campagnes dans lesquelles j’ai été, je vois plus de monde qu’à l’habitude aux portes, conclut Steve Black, qui voit surtout plus de gens en soirée en raison du peu d’activités.

Radio-Canada a tenté plusieurs fois de contacter le candidat conservateur, Morgan Ellerton, et son bureau de campagne, qui n'ont pas répondu aux demandes d'entrevues.

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