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Comment le 11 septembre 2001 a transformé la frontière Windsor-Détroit

Le pont Ambassadeur photographié par un drone au-dessus de la rivière Détroit.

Le pont Gordie-Howe viendra bientôt en appui au pont Ambassadeur.

Photo : Ed Middleton/CBC

Les attentats du 11 septembre 2001 ont poussé les États-Unis à renforcer de manière considérable la sécurité à leurs frontières.

Pour la ville frontalière de Windsor, dont une importante partie de l’activité économique dépend de Détroit, les attentats de 2001 furent difficilement vécus, et leurs effets se font encore sentir.

Brian Masse, député de Windsor-Ouest depuis 2002, était conseiller municipal à l'époque. Il explique qu’il était extrêmement facile de traverser la frontière avant le 11 Septembre.

Brian Masse pose dans la salle de conférence de son bureau.

Brian Masse décrit une congestion qui s'étendait jusqu'à London.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Avant [les attentats], il y avait beaucoup plus de circulation de personnes de part et d’autre de la frontière [...] j’ai même traversé la frontière avec une carte de bibliothèque lorsque j’étais enfant, précise-t-il.

Les attentats ont changé à jamais la manière dont la frontière fonctionnait.

Une citation de :Brian Masse, député de Windsor-Ouest

Chaque jour, ce sont plusieurs milliers de camions qui franchissent la frontière entre Windsor et Détroit.

En attendant la fin de la construction du pont Gordie-Howe, les camions empruntent essentiellement le pont Ambassadeur.

Le 11 septembre 2001 et les jours qui ont suivi, il était extrêmement difficile pour les personnes et les biens d’entrer aux États-Unis.

Les attentats ont considérablement aggravé une situation qui était déjà critique, selon M. Masse.

Lorsque les attentats se sont produits, les bouchons allaient jusqu'à London [sur l’autoroute 401], mais avant cela, il y avait un sous-financement critique de la part de l’Ontario pendant des décennies, dit-il.

La nécessité de liens transfrontaliers supplémentaires

M. Masse explique que la situation était telle qu’il a fallu distribuer d’urgence des couches aux chauffeurs de camion, qui devaient attendre des heures avant de pouvoir traverser la frontière.

Le pont Ambassadeur relie Windsor, en Ontario, à Détroit, dans le Michigan.

Le pont Ambassadeur relie Windsor, en Ontario, à Détroit, dans le Michigan.

Photo : La Presse canadienne / Mark Spowart

Le conseiller municipal de Windsor Kieran McKenzie se souvient qu’il avait fallu mettre en place des mesures d’urgence pour gérer une congestion longue de plusieurs dizaines de kilomètres.

On apportait de la nourriture pour les chauffeurs de camion sur l’autoroute 401. On a également installé des toilettes temporaires sur l'autoroute, raconte le politicien, qui a grandi à Windsor.

De nombreuses mesures qu’on n'avait jamais pensé devoir un jour mettre en place, peut-être parce qu’on n’a jamais reconnu la frontière comme une vraie frontière.

Une citation de :Kieran McKenzie, conseiller municipal de Windsor

Si l’idée de bâtir un pont supplémentaire était déjà dans les cartons avant le 11 Septembre, les attentats ont rendu sa construction plus pertinente encore, selon Kieran McKenzie.

Portrait de Kieran McKenzie. Il porte une barbe et une chemise.

Kieran McKenzie pense que le 11 Septembre a montré à quel point il était problématique de n'avoir qu'un seul pont entre Windsor et Détroit.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Le 11 Septembre nous a rappelé qu’il fallait plus de points de passage entre Windsor et Détroit, nous devions augmenter les capacités. La file de camions qu’il y a eu dans la foulée du 11 Septembre nous a indiqué très clairement à quel point cette frontière est importante, explique-t-il.

M. McKenzie affirme que l’on ne mesure pas toujours l’importance du trafic à la frontière entre Windsor et Détroit.

Mais avec l’immense congestion, la population dans son ensemble a compris en 2001 à quel point la frontière est importante et vulnérable.

Ce que ça nous a vraiment permis de réaliser, c’est que nous avions besoin de [plus de liens]. Nous pensions qu’en cas de nouvelle attaque en Amérique du Nord, le pont Ambassadeur serait une cible potentielle, dit-il.

Actuellement, la frontière est toujours fermée aux voyages non essentiels en direction des États-Unis, sans que l’on sache exactement quand elle rouvrira.

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