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La MRC de La Mitis en faveur de plus d’argent pour la Garde côtière auxiliaire

Des bénévoles de la Garde côtière auxiliaire, à bord d'un pneumatique, portent secours à des plongeurs à l'eau.

Au Canada, 27 sauvetages ont lieu tous les jours, selon la Garde côtière (archives).

Photo : Roxanne Langlois

Le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis, invite les candidats fédéraux à se prononcer sur le financement de la Garde côtière auxiliaire dans l’Est-du-Québec, un service qu’il juge essentiel.

On aimerait que le service soit financé de manière adéquate, explique d’emblée Bruno Paradis.

Le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis.

Le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Selon un rapport du Sénat (Nouvelle fenêtre) rendu public en 2018, la Garde côtière canadienne, chapeautée par Pêches et Océans Canada, souffre de sous-financement depuis des années.

À telle enseigne qu’elle manque d’argent pour acheter de nouveaux bateaux, des équipements pour les bénévoles, et pour réparer et entretenir les centaines de ports pour petits bateaux au pays, déplore Ted Savage, commandant et directeur de recherche et sauvetage maritime pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

On n’a pas le droit d’acheter des bateaux avec l’argent qu’on reçoit du fédéral, dénonce M. Savage. L’équipe de sauveteurs bénévoles compte sur les dons de la population locale pour financer l’entretien des équipements et l’achat de matériel.

 Le directeur régional, recherche et sauvetage, Garde côtière auxiliaire canadienne. Ted Savage.

Le directeur régional, recherche et sauvetage, Garde côtière auxiliaire canadienne, Ted Savage

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le gouvernement Trudeau avait par ailleurs promis d’injecter 1,2 milliard de dollars sur six ans pour entretenir la flotte de navires vieillissants de la Garde côtière, l’équipement de communication, ainsi que pour financer la formation de nouveaux employés.

On regarde pour financer, mais on croit que ça n’appartient pas au palier municipal. On espère que les candidats et les députés vont s’assurer d’un financement adéquat, témoigne Bruno Paradis.

Ted Savage affirme que l’enveloppe que reçoit chaque année la Garde côtière auxiliaire en provenance d’Ottawa est d’environ 940 000 $ pour les 55 unités de sauvetage basées au Québec. Outre les 5 employés permanents basés à Sorel-Tracy, la Garde côtière auxiliaire compte sur 750 bénévoles, dont 35 sont basés au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Tant le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis, que le commandant et directeur de recherche et sauvetage maritime, Ted Savage, croient que la Garde côtière auxiliaire est de plus en plus sollicitée avec la recrudescence des activités marines sur les côtes.

Nous avons vu une hausse dans le nombre de personnes qui profitent de cette magnifique richesse, témoigne M. Savage. C’est impossible pour la Garde côtière canadienne de mettre des postes de sauvetages partout au Québec, alors on dépend des bénévoles de la Garde côtière auxiliaire pour sauver des vies.

C’est un fait, on sauve des vies. Chaque année, au Bas-Saint-Laurent, il y a deux à trois missions où les gens sont vraiment en danger.

Une citation de :Ted Savage

La Garde côtière auxiliaire répond à 35 à 40 % des missions de détresse maritime au Québec, selon le commandant, soit environ 700 missions par année.

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