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83 % des réserves pétrolières du Canada devront rester dans le sol, selon une étude

Un camion transporte une charge sur un site de sables bitumineux près de Fort McMurray, en Alberta, le mercredi 9 juillet 2008.

Le Canada est un des pays qui devront laisser la plus forte portion de pétrole inexploitée.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

La grande majorité des réservoirs de pétrole et de gaz du Canada devra demeurer inexploitée si la planète veut avoir au moins une chance sur deux de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, selon les calculs de chercheurs britanniques.

Cela comprend 84 % des 49 milliards de barils de pétrole des réserves prouvées des sables bitumineux, écrivent les auteurs, qui sont tous affiliés à l’University College London (UCL).

Ce pourcentage est l’un des plus élevés au monde, selon les auteurs de l’étude publiée cette semaine dans la revue scientifique Nature, notamment parce que les plus gros producteurs domineront la production à l’avenir, lorsque la plus grande partie du pétrole non conventionnel sera inutilisée .

Au total, environ 60 % des réserves pétrolières et gazières mondiales, et 90 % des réserves de charbon doivent rester dans le sol pour atteindre les cibles climatiques des Accords de Paris, estiment-ils.

Un tableau optimiste

Ces calculs revoient à la hausse les estimations faites précédemment par des chercheurs de l’UCL. Les auteurs de l’étude estiment pourtant que leurs prévisions pourraient même être trop optimistes.

Le sombre tableau que nous peignons pour l’industrie mondiale des énergies fossiles est très probablement une sous-estimation de ce qui est requis et, par conséquent, la production devrait être réduite même plus rapidement, écrivent-ils.

La production globale doit décliner à un rythme annuel de 3 % jusqu’en 2050, a ajouté en conférence de presse Dan Welsby, l’auteur principal et chercheur en environnement et en énergie à l'UCL.

Les auteurs comptent notamment sur la mise en place de technologies de capture du dioxyde de carbone. La commercialisation à grande échelle de tels projets est toutefois incertaine.

Cette étude n’est pas la première à appeler à une réduction de la production de pétrole. En mai, l’Agence internationale de l’énergie a lancé un appel à renoncer à tout nouveau projet pétrolier ou gazier.

Avec les informations de Associated Press

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