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Des homards échoués sur les plages à Cloridorme et Cap-des-Rosiers

Dans un bac se trouvent plusieurs homards placés les uns par-dessus les autres. Leurs pinces sont attachées par un élastique.

Des homards ont été retrouvés sur des plages en Gaspésie (archives).

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Alice Proulx

Plusieurs pêcheurs gaspésiens ont constaté que des homards s'étaient échoués sur la plage à Cloridorme et Cap-des-Rosiers.

La tempête Ida serait à l'origine de ce phénomène. Le chercheur de l'Institut Maurice-Lamontagne, spécialisé en crustacés marins, Bernard Sainte-Marie, n'est pas surpris qu'on ait trouvé des animaux marins comme le homard, le concombre de mer et l'oursin sur les plages.

Le homard, c'est une espèce très côtière. On les retrouve à partir de deux mètres de profondeur environ. Sur la côte nord de la Gaspésie, entre Cap-des-Rosiers et Cloridorme, le gros de la population est concentré dans les premiers 20 à 25 mètres de profondeur, donc si on a des vents très forts avec des vagues très grandes vers la terre, ça va brasser en profondeur et ça peut déloger des homards, explique-t-il.

Un homme porte une tuque et des lunettes de soleil. Il se tient sur la plage près du quai de Sainte-Luce-sur-Mer.

Bernard Sainte-Marie est chercheur scientifique à l'Institut Maurice-Lamontagne (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le chercheur mentionne que normalement, lorsqu'il y a des signes de tempêtes, le homard a tendance à se cacher et à se diriger vers une eau plus profonde.

C’était vraiment des homards malchanceux qui étaient dans des abris pas assez profonds ou trop près de la côte.

Une citation de :Bernard Sainte-Marie, chercheur

Selon les données recueillies par la bouée océanographique installée sur le Banc des Américains, au large de Forillon, des creux de vagues de 11 mètres ont été enregistrés avec des vents de 93 km/h durant la tempête. La surface de l'eau a été complètement brassée sur 20 mètres de profondeur, d'après le chercheur.

C’est des vagues puissantes qui ont déplacé les homards et qui les ont projetés haut sur la berge. Une fois qu’ils sont échoués, ils ne peuvent pas revenir à l’eau, ils sont condamnés, ajoute M. Sainte-Marie; il précise qu'il est difficile d'indiquer combien d’animaux ont été touchés par ces événements.

Il ne s'inquiète toutefois pas pour la survie de la population de homard le long de la côte nord de la Gaspésie.

C’est une portion de la population qui est affectée, mais ça ne met pas en cause la survie du homard.

Une citation de :Bernard Sainte-Marie, chercheur

La population de homards est en bonne santé et en expansion. On voit de plus en plus de homards. Le homard occupe pleinement les profondeurs où les températures lui sont favorables, mentionne Bernard Sainte-Marie.

Il affirme que les homards qui occupent des terriers profonds ont été épargnés par la tempête.

La pêche récréative de ce crustacé est complètement interdite. L’an dernier, la moyenne des amendes imposées pour pêche illégale de homard a été de 2000 $.

Avec les informations de Sylvie Aubut

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