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Le (vrai) début de la fin pour les Olympiques de Gatineau à Guertin

Des joueurs de hockey s'affrontent sur la glace. On voit des gradins avec quelques spectateurs et de nombreuses bannière accrochées au plafond.

Les Olympiques ont joué leur premier de trois matchs préparatoires avant la fermeture du Centre Robert-Guertin, vendredi.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

L’inéluctable fin du mythique Centre Robert-Guertin, se rapproche. Les Olympiques de Gatineau ont joué le premier de trois matchs préparatoires, vendredi soir, qui mettront fin à une grande aventure du hockey junior au Québec.

Et le premier des trois matchs préparatoires présentés avant la fermeture de l'amphithéâtre s'est soldé par une victoire des Olympiques, qui ont pris le dessus 6-1 sur le Phoenix de Sherbrooke.

Avant cette rencontre, l’entraîneur-chef de la formation n’a pas caché qu’il avait des papillons dans le ventre.

J’ai eu de la misère à m’endormir! On dirait que c’est un match de séries. On est excités. Quand j’ai été nommé, la première chose que j’ai pensée, c’est de me placer derrière le banc où Pat Burns, Claude Julien, Alain Vigneault, Benoit Groulx étaient. Clore le chapitre Guertin de la bonne façon, je crois que c’est important, explique Louis Robitaille.

Un joueur célèbre un but lors d'un match de hockey.

Les joueurs de la LHJMQ savent à quel point l'ambiance du Centre Robert-Guertin est unique.

Photo : Getty Images / Francois Laplante/FreestylePhoto

Le pilote des Olympiques, nommé au printemps, n’a pas eu besoin de chercher bien loin pour motiver ses troupes. Il a voulu s’assurer que tous les jeunes membres de l’équipe comprennent l’importance de ces rencontres.

On a juste à regarder au plafond et à regarder les bannières. Je l’ai dit aux joueurs pendant la réunion à la fin de la pratique. L’endroit où on a remporté notre seule Coupe Memorial comme organisation, c’était ici. Il y a tellement d’histoire et de tradition. Plus d’un million de partisans sont venus voir des matchs à Guertin, poursuit Robitaille qui a lui-même évolué à l'aréna lorsqu'il portait l'uniforme du Rocket de Montréal, notamment.

Louis Robitaille en entrevue.

L'entraîneur-chef des Olympiques, Louis Robitaille

Photo : Radio-Canada

Je sens que les jeunes commencent à ressentir tout ça. De pouvoir le vivre, dans ce building mythique, tout le monde est excité.

Une citation de :Louis Robitaille, entraîneur-chef des Olympiques

Un symbole pour le hockey de la région

Le gardien Emerik Despatie était aux premières loges, vendredi, alors qu'il se trouvait devant le filet pour affronter les tirs de l’adversaire. Pour un petit garçon de la région, le moment ne pouvait pas être plus représentatif.

J’ai joué ici souvent dans mon hockey mineur et j’ai toujours bien joué dans cet aréna. Ça a toujours été quelque chose! Je venais ici, avec mes parents, voir jouer les Olympiques quand ils étaient en orange et mauve. Les partisans, c’était fou! On aurait dit qu’ils criaient pour leurs enfants qui étaient sur la glace. C’est vraiment excitant, raconte le jeune homme de 18 ans, originaire de Cantley.

En plus de la tradition et de l’histoire des Olympiques, la situation vécue par l’organisation dans les derniers mois, en raison de la pandémie, a rendu le moment encore plus important. L’équipe a été expulsée de son domicile l’an dernier et s’est promenée entre l’aréna Baribeau, le Complexe Branchaud-Brière et la route pour jouer sa saison.

Ce contexte fait en sorte que plusieurs joueurs recrues de 2e année n’avaient jamais mis les pieds à Guertin.

Un attaquant de hockey vole dans les airs alors qu'il marque un but.

Le jeune attaquant des Olympiques Antonin Verreault marque contre Olivier Adam de l'Armada après une feinte spectaculaire (Archives).

Photo : Olivier Croteau / LHJMQ

C’est excitant qu’il y ait des partisans. Ma famille est là et des amis aussi. On n’a pas joué devant nos fans encore. C’est le fun de fermer ça en beauté. J’ai enfin eu la chance de patiner ici et avec les vieux sièges de bois et la vieille tradition, c’est le fun, confie Antonin Verreault qui a récolté 29 points en 31 matchs, l’an dernier.

Les gens ont hâte de revenir. On a vu un regain de popularité de l’organisation. On voulait ramener les partisans, mais il fallait les tenir loin. Alors de savoir qu’on peut ouvrir les portes pour eux, c’est extrêmement important, ajoute Louis Robitaille.

L’aréna Robert-Guertin a été ouvert en 1952 sur la rue Carillon, dans l’ancienne ville de Hull, et peut accueillir 4000 personnes. Les Olympiques sont toutefois limités à 1500 spectateurs pour ces rencontres préparatoires en raison des mesures sanitaires en vigueur.

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