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La pandémie multiplie les obstacles à l’emploi pour les immigrantes récentes

Une femme porte des sacs en plastique.

En août, le fédéral avait annoncé un investissement de 2,1 millions de dollars pour aider les immigrantes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La pandémie crée de nouveaux défis sur le marché du travail pour les femmes immigrantes issues de minorités visibles et nouvellement arrivées au Canada. Ceux-ci s’ajoutent à une série d’obstacles qu'elles devaient déjà franchir.

Les règlements sanitaires sont notamment en cause, indique la directrice des programmes d’immigration et d’employabilité du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), Salimata Soro.

La quarantaine obligatoire de 14 jours pour les voyageurs venus d’autres pays et la transition en mode virtuel du travail ont rendu plus difficile le processus de recherche d’emploi, dit-elle.

Trouver un emploi même de façon normale, ce n’est pas évident, explique Mme Soro. Mais quand on le fait de façon virtuelle, ça devient plus difficile.

Elle ajoute que certaines femmes doivent non seulement chercher un emploi à distance, mais aussi apprendre à fonctionner de manière virtuelle dans la vie de tous les jours. Par exemple, l’éducation des enfants et les devoirs se sont faits à distance pendant une importante partie de l’année scolaire.

Salimata Soro note que la plupart des femmes immigrantes avec lesquelles elle a fait affaire viennent d’une culture où le rôle premier de la femme est de s’occuper de sa famille et de rester à la maison avec les enfants, ce qui rend leur insertion professionnelle plus difficile.

De plus, un manque de service de garde vient compliquer leur tâche, selon Mme Soro. En effet, il est difficile pour certaines d’être à la recherche d’un emploi lorsqu'elles ont des enfants en bas âge à la maison.

Les défis ne s’arrêtent pas là. Quand on parle de conditions féminines, on sait que les femmes n’ont pas les mêmes opportunités que les hommes dans un milieu du travail, affirme Salimata Soro.

Du côté des femmes francophones qui s’installent dans un milieu linguistique minoritaire, le défi est encore plus grand, selon elle.

Programme fédéral

Au début du mois d'août, le gouvernement canadien avait annoncé un investissement de 2,1 millions de dollars (Nouvelle fenêtre) pour l’intégration des femmes et des filles nouvellement arrivées issues de minorités visibles.

Cette annonce a plu à la directrice des programmes d’immigration et d’employabilité du CDEM, Salimata Soro.

On n'aura jamais suffisamment de fonds pour aider les femmes immigrantes, ça, c’est un fait, mais il faut dire que ce sont des progrès et il faut féliciter ces progrès.

Une citation de :Salimata Soro, directrice des programmes d’immigration et d’employabilité du CDEM

Selon Salimata Soro, il faut que les organismes travaillent ensemble pour mettre sur pied des programmes conjoints qui portent non seulement sur l’emploi, mais aussi sur la garde d’enfants ou le mentorat.

D’après elle, cela permettrait aux femmes de s’intégrer dans la société canadienne à tous les niveaux.

Mme Soro rappelle qu’il faut aussi souligner l’importance de la diversité culturelle dans le milieu de travail.

Il faut que les employés comme les employeurs comprennent la dynamique de la diversité au Canada […] Il faut que les gens intègrent l’idée de la diversité, afin de mieux l’appréhender et surtout de la voir comme un plus pour le Canada, conclut-elle.

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