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The Metallica Blacklist : un buffet musical pour les 30 ans du Black Album

Les quatre membres du groupe prennent la pose sur une photo en noir et blanc.

Metallica fête cette année le 30e anniversaire de son album homonyme de 1991, plus connu sous le nom de « Black Album ».

Photo : Page Facebook de Metallica

Radio-Canada

Imaginez un buffet à volonté géant, dévoilant rangée après rangée des mets copieux et brûlants. Seul bémol : le menu ne compte que 12 choix, mais dans d’innombrables variations, comme sept plats de boulettes de viande chacun apprêté par un chef différent. C’est un peu ce qu’offre Metallica avec The Metallica Blacklist, un album qui comprend 53 reprises des chansons du Black Album, sorti il y a 30 ans.

En 1991, Metallica prenait un tournant majeur dans sa carrière avec un album plus accessible, un opus homonyme à la pochette presque entièrement noire que les fans ont vite renommé le Black Album (album noir).

Avec des titres comme Enter Sandman, Sad but True et Nothing Else Matters, le cinquième album du groupe demeure aujourd’hui le plus grand succès commercial de Metallica, avec plus de 30 millions d'exemplaires vendus dans le monde.

Beaucoup de répétition et quelques perles inattendues

Sur The Metallica Blacklist, on peut s’attendre à beaucoup de répétition, compte tenu de la brochette impressionnante d’artistes qui reprennent les 12 titres de l’album original.

Par exemple, la ballade Nothing Else Matters est reprise par 12 artistes. La version la plus frappante est probablement celle de Miley Cyrus, accompagnée d'Elton John, du violoniste virtuose Yo-Yo Ma, du producteur WATT, du bassiste de Metallica Robert Trujillo et du batteur des Red Hot Chili Peppers, Chad Smith.

Autre relecture surprenante : le titre Don’t Tread on Else Matters, collision de Don’t Tread on Me et Nothing Else Matters savamment orchestrée par le DJ et compositeur français de musique électronique SebastiAn.

Passé dans les éprouvettes électros du vétéran de l’étiquette Ed Banger Records, le chanteur de Metallica James Hetfield sonne d'abord comme George Michael sur fond disco. Tour de passe-passe que SebastiAn réussit en isolant des pistes – voix et certains instruments – avant d'offrir une deuxième partie symphonique majestueuse puis un final percutant.

Ce morceau révèle la richesse des arrangements du groupe sur son album le plus populaire, produit par le légendaire architecte du son canadien Bob Rock. Quand j'ai demandé les pistes, j'en attendais 10-15 par morceau, j'en ai reçu 100 par morceau. C'est léché partout, ça contredit les a priori sur le métal, décrypte SebastiAn.

Du jazz au rap en passant par le pop et la musique classique

De son côté, le groupe de métal suédois Ghost trempe Enter Sandman dans un mélange de guitares et de piano, alors que Weezer en offre une réplique pratiquement exacte.

Jason Isbell and The 400 Unit réussit à transformer Sad but True en chanson de roadtrip country, avec un résultat pour le moins déconcertant.

L’album oscille entre punk, pop, musique classique, jazz, rap, electronica et bien plus encore (il y a même une reprise par un groupe de folk-métal de Mongolie). En fin de compte, l’image du buffet colle plutôt bien à The Metallica Blacklist : de la nourriture réconfortante, des perles culinaires complètement inattendues et d’autres aliments indigestes que vous voudrez recracher directement dans votre serviette.

Avec les informations de Associated Press, et AFP

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