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Au Danemark, retour serein à la vie d’avant

Plus de 80 % des personnes âgées de plus de 12 ans ont reçu les deux doses de vaccin contre la COVID-19.

Une foule compacte sur un trottoir de Copenhague.

La preuve de vaccination n'est plus nécessaire pour entrer dans les boîtes de nuit, ce qui en fait la dernière mesure sanitaire à être levée.

Photo : AFP / Olafur Steinar Gestsson

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus l'ombre d'un masque ni d'un passeport sanitaire, les bureaux ont repris vie et les concerts rassemblent des dizaines de milliers de spectateurs : le Danemark tourne ce vendredi entièrement la page des restrictions visant à lutter contre la COVID-19.

Nous sommes définitivement à l'avant-garde au Danemark, car nous n'avons plus aucune restriction, nous sommes passés de l'autre côté de la pandémie grâce au déploiement de la vaccination, a expliqué à l'AFP Ulrik Ørum-Petersen, promoteur chez Live Nation.

Samedi, l'organisateur de spectacles orchestre un concert à guichets fermés de 50 000 personnes, une première en Europe toujours plombée par les restrictions. Le 4 septembre déjà, Live Nation avait organisé un premier festival opportunément baptisé retour à la vie, qui avait rassemblé 15 000 personnes à Copenhague.

Être dans la foule, chanter comme avant, ça m'a presque fait oublier la COVID-19 et tout ce qu'on a vécu ces derniers mois, a confié Emilie Bendix, une jeune femme de 26 ans, qui s'est rendue au concert.

Introduit en mars comme corollaire de la réouverture, le « coronapas » n'était plus obligatoire que dans les boîtes de nuit depuis le 1er  septembre, une exigence levée ce vendredi.

Depuis le 14 août, le port d'un masque dans les transports publics n'était déjà plus exigé.

Notre objectif, c'est la libre circulation [...], ce qui va donc se passer, c'est que le virus aussi va circuler et qu'il va trouver ceux qui ne sont pas vaccinés, a prévenu à l'AFP l'épidémiologiste Lone Simonsen, professeur à l'Université de Roskilde.

Les berges de Copenhague sous le soleil, bondées.

Après 548 jours de restrictions, le Danemark met fin aux mesures sanitaires, sauf dans les aéroports.

Photo : Getty Images / Jonathan Nackstrand

Le Danemark n'a pas eu de mal à convaincre sa population des bénéfices de la vaccination. Résultat : 73 % des 5,8 millions de Danois sont aujourd'hui complètement vaccinés, et 96 % des 65 ans et plus.

Si le virus n'est plus une menace pour la société, c'est uniquement grâce au vaccin, a insisté Mme Simonsen.

Une adhésion populaire fructueuse

Pour la direction européenne de l'OMS, l'une des particularités du pays scandinave a été la relation de confiance entre les autorités et la population concernant la stratégie déployée.

Comme de nombreux pays, le Danemark a, tout au long de la pandémie, mis en œuvre des mesures sociales et de santé publique pour réduire la transmission, mais dans le même temps, il s'est largement appuyé sur les individus et les communautés pour qu'ils se plient de leur plein gré aux conseils du gouvernement, a relevé Catherine Smallwood, chargée des situations d'urgence à l'OMS Europe.

Avec autour de 500 nouveaux cas quotidiens et un taux de reproduction du virus de 0,7, les autorités danoises estiment l'épidémie sous contrôle.

Le ministre de la Santé, Magnus Heunicke, a toutefois assuré fin août que le gouvernement n'hésitera pas à agir rapidement si la pandémie menace à nouveau les fonctions essentielles de la société.

Pour les autorités, ce retour à la vie d'avant doit être couplé au strict respect des mesures d'hygiène et de l'isolement des malades.

À l'OMS, la situation mondiale reste considérée comme critique et nécessitant la prudence.

« Chaque pays se doit de rester vigilant si et quand la situation épidémiologique change. »

— Une citation de  Catherine Smallwood, chargée des situations d'urgence à l'OMS Europe

Le Danemark compte suivre de près le nombre des hospitalisations – à peine 130 pour le moment – et procéder à un séquençage minutieux des tests pour contrôler l'évolution du virus. Une troisième dose est aussi proposée aux plus vulnérables depuis jeudi.

Jusqu'à présent, les variants ont respecté l'immunité offerte par le vaccin, mais si d'autres variants avec un échappement immunitaire [une résistance au vaccin] apparaissent, nous devrons repenser notre stratégie, a relevé Mme Simonsen.

Pour Christian Nedergaard, restaurateur dans la capitale danoise, à l'heure où l'on célèbre le retour à une vie normale, la situation reste complexe.

Le souvenir du coronavirus va disparaître très vite de certains esprits, mais rester dans d'autres et pour la restauration, c'est sûr que cette période a changé la donne. Le secteur doit réfléchir à la façon de devenir plus résilient, a-t-il avancé.

L'entrée au Danemark reste, elle, sujette à la présentation d'un passeport sanitaire ou d'un test négatif, et le port du masque est obligatoire dans les aéroports.

Avec les informations d'Associated Press

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