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La communauté francophone déçue de la nouvelle vocation de l’Esplanade Riel

Le pont piétonnier de l'Esplanade Riel avec son local.

L'Esplanade Riel relie le quartier Saint-Boniface à La Fourche.

Photo : Radio-Canada / Simon Deschamps

Des représentants de la communauté francophone sont déçus du choix de la Ville de Winnipeg pour la nouvelle vocation de l’Esplanade Riel.

L’administration municipale a sélectionné l’offre de Manitoba Technology Accelerator, un organisme de commercialisation technologique, pour reprendre les locaux laissés vacants par le restaurant Mon Ami Louis en juin 2020.

L’organisme technologique propose d’investir 240 000 $ pour rénover le site qui doit comprendre un siège social et un centre d’innovation, de réseautage et d’événements.

Il propose aussi de payer un loyer annuel de 20 000 $ pendant cinq ans et de s’occuper de tous les frais du bâtiment.

Le directeur général d’Entreprises Riel, Normand Gousseau, se désole de ne pas avoir été consulté.

Il me semble que ça aurait été normal étant donné le lien qu’on a eu avec ce site-là depuis plusieurs années, lance-t-il.

Pour sa part, le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine déplore que malgré les recommandations de la communauté, la Ville de Winnipeg n’ait pas pris en compte la dimension bilingue et touristique du lieu.

Ce n’est pas du tout ce que la Ville prend en compte présentement. Pour eux, il semble que les décisions financières sont plus au centre de leur processus décisionnel. C’est malheureux qu’on soit rendus à ce point-là, indique Daniel Boucher.

Mardi prochain, le projet pourrait définitivement aller de l’avant si deux des quatre conseillers municipaux membres du comité permanent sur la propriété, le patrimoine et le développement du centre-ville valident l’offre de Manitoba Technology Accelerator.

Le conseiller municipal de Saint-Boniface, Mathieu Allard, ne croit pas que le choix est le bon pour le local vacant sur le pont qui relie le quartier au centre-ville de Winnipeg.

J’avais demandé à la fonction publique une option qui promeut le développement économique et le tourisme à Saint-Boniface, publique et bilingue, et je ne suis pas convaincu à ce point-ci que ceci est une bonne option.

Une citation de :Mathieu Allard, conseiller municipal pour Saint-Boniface

M. Allard sondera les membres de la communauté francophone pour leur demander leur opinion. Il veut faire part des réactions de la francophonie à ses collègues du comité.

D’ici là, ajoute-t-il, il dit tout faire pour les convaincre de refuser le projet. Il mentionne avoir parlé à une collègue qui siège au comité et avoir envoyé des messages aux autres membres en plus d’avoir contacté les autres conseillers municipaux.

Le directeur général de la SFM, Daniel Boucher, espère qu’une nouvelle étude de projet sera lancée, mais doute que ce soit le cas après l’expérience de la vente de l’hôtel de ville de Saint-Boniface, qui est allée de l'avant en dépit des interventions d'organismes et de personnes qui ont demandé aux conseillers municipaux de prendre en considération le patrimoine francophone dans leur décision.

Manitoba Technology Accelerator pourrait occuper le bâtiment dès le mois d'octobre, une fois son offre entérinée.

Avec les information de Julien Sahuquillo et Daniel Gervais

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