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Logement et environnement au coeur de la campagne fédérale dans Hochelaga

Un piéton et une cycliste sur la promenade Ontario.

Dans Hochelaga, la lutte promet d'être serrée le 20 septembre, jour du scrutin fédéral.

Photo : Radio-Canada

Environnement et logement, logement et environnement, voilà les enjeux principaux dans l'une des rares circonscriptions de l'île de Montréal où les résultats seront scrutés de près le 20 septembre : Hochelaga.

L'ex-député bloquiste Réal Ménard y a été élu et réélu sans interruption de 1993 jusqu'à son départ en 2009 pour devenir maire d'arrondissement. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) avait remporté l'élection en 2011 et en 2015, mais les libéraux y ont fait une percée en 2019.

Ça fait au moins trois ans que je suis en campagne; même un an avant l'élection de 2019, j'étais en campagne et je n'ai jamais arrêté, explique la députée sortante et candidate libérale Soraya Martinez Ferrada sur la promenade Ontario, la plus célèbre artère commerciale d'Hochelaga.

Soraya Martinez Ferrada devant une terrasse dans une rue piétonnière.

Soraya Martinez Ferrada, candidate du Parti libéral du Canada

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

Cogner aux portes, me promener dans les rues et dans les parcs, parler à tous ceux que je croise, c'est ce que j'ai fait même comme députée.

Une citation de :Soraya Martinez Ferrada, députée sortante et candidate libérale

Et de quoi lui parle-t-on surtout? D'avoir accès à un logement ou éventuellement espérer avoir une maison, résume-t-elle en rappelant les engagements de son parti en matière d'habitation.

Il y a une crise de logement, mais il y a plusieurs solutions. Il n'y a pas juste la construction de nouveaux logements. Il faut protéger les locataires déjà dans leur logement contre les hausses de loyer abusives.

Elle croit entre autres que, pour éviter la gentrification, il faut absolument qu'on travaille pour que les gens d'Hochelaga puissent acheter ici et demeurer dans leur quartier.

La candidate dit bien comprendre l'anxiété du logement après s'être retrouvée à Montréal dans un petit appartement au 4e étage avec sa mère et son frère handicapé à leur arrivée du Chili, au début des années 1980.

Des gens sentent qu'ils n'ont plus leur place ici

Simon Marchand dans une rue piétonnière.

Simon Marchand, candidat du Bloc québécois

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

Les problèmes de logement préoccupent aussi son principal adversaire, Simon Marchand, du Bloc québécois. Il accorde aussi une entrevue sur la promenade Ontario, décidément l'artère par excellence pour croiser les électeurs.

La circonscription s'embourgeoise, mais les grands enjeux d'Hochelaga restent les mêmes, dit-il : faire de la place à tout le monde et s'assurer que tout le monde puisse rester dans Hochelaga, ne pas être déporté vers l'est, par exemple.

Pour améliorer la situation, l'expert en biométrie et lutte contre la fraude dit vouloir travailler pour augmenter le financement des différents programmes qui vont nous permettre d'avoir plus de logements abordables, plus de logements sociaux, mais aussi pour permettre aux jeunes familles de venir s'établir dans notre beau quartier.

Après l'entrevue, une femme l'interpelle : Ça fait 30 ans que j'habite dans le quartier et c'est de pire en pire en parlant des problèmes de vandalisme. Le candidat bloquiste lui explique que le problème est dû au fait que beaucoup de gens sentent qu'ils n'ont plus leur place ici. Si on ne comprend pas cette frustration-là, ça va continuer de se passer.

Simon Marchand tente pour une troisième fois de se faire élire après avoir perdu par moins de 400 voix en 2019. Cette troisième élection sera la bonne, espère-t-il.

Élections fédérales : Hochelaga, une circonscription changeante

Logements... et changements essentiels pour la survie de l'humanité

La vague orange a emporté le Bloc québécois dans Hochelaga en 2011, puis le NPD a été réélu en 2015. La candidate néo-démocrate actuelle, Catheryn Roy-Goyette, a été conseillère politique de la députée Marjolaine Boutin-Sweet.

Je suis vraiment tombée en amour avec le quartier, cette ambiance de village où les gens se connaissent, se parlent dans la rue; ce n'est pas mal vu d'aborder un inconnu, explique la jeune mère originaire du Bas-du-Fleuve.

Très engagée dans la lutte contre les changements climatiques, la candidate fait signer une pétition à la place Simon-Valois, toujours sur la promenade Ontario. C'est maintenant qu'il faut vraiment faire les changements structurants essentiels à la survie de l'humanité.

Comme les autres candidats, elle observe les répercussions de la crise du logement, entre autres comme présidente du conseil d'administration du centre d'aide et de réinsertion Care Montréal.

Plan rapproché de Catheryn Roy-Goyette en entrevue à l'extérieur.

Catheryn Roy-Goyette, candidate du Nouveau Parti démocratique

Photo : Radio-Canada

On voit une augmentation du phénomène d'itinérance. De plus en plus de personnes âgées se retrouvent littéralement à la rue, des familles entières se retrouvent victimes de rénoviction.

Une citation de :Catheryn Roy-Goyette, candidate néo-démocrate dans Hochelaga

Elle constate aussi que des familles veulent devenir propriétaires, mais ne trouvent pas d'édifice à leur portée.

Comme Soraya Martinez Ferrada et Simon Marchand, la candidate du NPD s'oppose au projet de Ray-Mont Logistiques, une entreprise qui veut créer un centre de transbordement près du port de Montréal, ce qui entraînerait le passage de milliers de camions. Rare différence : elle mise davantage sur l'expropriation du terrain que sur la négociation avec le promoteur.

Les électeurs d'Hochelaga devront ainsi trancher le 20 septembre entre des candidats aux positions semblables sur les enjeux locaux, mais représentant des partis bien différents.

Avec la collaboration de Jacaudrey Charbonneau

Un portrait des six chefs avec le texte Fédérales 2021 Comparez les plateformes électorales des partis.

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