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La cheffe de l’APN vient appuyer les pêcheurs autochtones de la Nouvelle-Écosse

Malgré sa présence, le ministère fédéral a procédé à la saisie de casiers à homard.

RoseAnne Archibald parle à Mike Sack alors que les deux marchent côte à côte.

RoseAnne Archibald (à gauche), cheffe nationale de l'Assemblée des Premières Nations, et Mike Sack (à droite), chef de Sipekne’katik, le 9 septembre 2021 à Saulnierville en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Héloïse Rodriguez-Qizilbash

Radio-Canada

Les Autochtones qui pêchent le homard dans la baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, ont reçu jeudi l’appui de la cheffe nationale de l'Assemblée des Premières Nations.

Au quai de Saulnierville, RoseAnne Archibald, cheffe de l’APN, est apparue aux côtés de Mike Sack, chef de Sipekne’katik, cette communauté mi’kmaw qui avait lancé il y a près d’un an, dans la même région, une pêche de subsistance qui se déroule hors des saisons de pêche déterminées par le gouvernement fédéral.

RoseAnne Archibald a plaidé pour plus de collaboration entre tous les intervenants impliqués dans la pêche au homard, et a accusé Ottawa d’enlever la nourriture de la bouche des enfants autochtones.

Selon elle, la saisie par le ministère des Pêches et des Océans de casiers à homard utilisés par les Autochtones constitue du harcèlement envers ces derniers.

Depuis la fin de la saison de pêche commerciale, le 31 mai, le ministère fédéral a saisi au moins 500 casiers à homard qu’il juge illégaux, et remis à l’eau plus de 7000 homards.

RoseAnne Archibald en entrevue sur le quai.

RoseAnne Archibald, cheffe nationale de l'Assemblée des Premières Nations (APN), le 9 septembre 2021 à Saulnierville en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Les Premières Nations ont le droit, donné par le Créateur, de gérer leur pêche et de travailler coopération coopérer avec le gouvernement. Nous ne recevons pas leur coopération en ce moment; nous recevons de l'intimidation, du harcèlement, a déclaré Roseanne Archibald.

Selon la cheffe de l’APN, cela n'aide pas à éliminer les tensions dans cette région du pays.

Photo prise par drone de bateaux de pêche s'éloignant du quai.

Des pêcheurs autochtones quittent le quai de Saulnierville pour aller pêcher, le 9 septembre 2021 en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC

Pour nous, ce n’est même pas une question de réconciliation. C’est un peu un mot vide de sens, a dit Mike Sack, le chef de Sipekne’katik.

Nous avons besoin de bâtir une relation et si [le gouvernement fédéral] voulait aider nos gens, il nous laisserait gérer nos pêches et nous sortir de la pauvreté.

Mike Sack sur le quai.

Mike Sack, chef de Sipekne’katik, le 9 septembre 2021 à Saulnierville, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Les pêcheurs mi’kmaw ont d’ailleurs pris la mer jeudi. Ils ont capturé du homard et vendu leurs prises, mais n’ont pas voulu dire qui étaient les acheteurs ni combien ils avaient payé.

Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, l’Assemblée des Premières Nations a déclaré que huit agents fédéraux, à bord de deux embarcations du ministère des Pêches, sont montés à bord de bateaux appartenant aux Autochtones, jeudi, et ont confisqué des casiers à homard.

D’après le reportage d’Héloïse Rodriguez-Qizilbash

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