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Il y a 25 ans, décédait Rose Ouellette dite « La Poune »

Rose Ouellette déguisée en E.T. l'extraterrestre dans le Bye bye 82.

Rose Ouellette en E.T. l'extraterrestre dans le Bye bye 82

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Radio-Canada

Le 14 septembre 1996 décédait, à l’âge vénérable de 93 ans, Rose Ouellette. Connue aussi par son nom d’artiste, « La Poune », cette figure de proue du vaudeville au Québec a fait rire, parfois jusqu’aux larmes, le public qui lui était profondément attaché.

Pionnière du burlesque québécois…

Elle a joué sur toutes les scènes du Québec, au cinéma et à la télévision plus de 75 ans.

Une citation de :Raymond Saint-Pierre, 1996

C’est par cette phrase que l’animateur du Téléjournal, Raymond Saint-Pierre, annonce le décès de Rose Ouellette, La Poune, le 14 septembre 1996.

Téléjournal, 14 septembre 1996

Le journaliste Claude Desbiens nous rappelle par la suite quelques moments manquants de la carrière de Rose Ouellette.

Née en 1903 à Montréal, Rose Ouellette a grandi dans une famille ouvrière très nombreuse et modeste.

Dès l’adolescence, elle quitte l’école pour aller travailler afin d’aider ses parents.

Mais Rose Ouellette n’est pas destinée à gagner sa vie dans une usine.

Dès l’âge de 12 ans, elle remporte des concours de chant et de théâtre amateur.

Dans les années 1920, elle rencontre le comédien Olivier Guimond père.

Avec ce dernier, que le public surnomme affectueusement Ti-Zoune, elle forme un duo extrêmement populaire.

Pour la petite histoire, c’est à cette époque que Rose Ouellette adopte son nom de scène de La Poune, à la suggestion d’Olivier Guimond père.

La raison? Ce nom rime avec celui de Ti-Zoune .

Ensemble, ils contribuent à la popularité du vaudeville, appelé au Québec le théâtre burlesque, qui domine les scènes montréalaises et québécoises entre 1920 et 1950.

En 1929, Rose Ouellette relève un autre défi : diriger un théâtre, le Cartier, dans le quartier montréalais de Saint-Henri.

Elle mènera par la suite le Théâtre National pendant 18 ans. Sous sa gouverne, ce dernier connaîtra un véritable succès.

Rose Ouellette devient ainsi la première femme en Amérique du Nord à diriger deux théâtres.

Le reportage de Claude Desbiens souligne que les critiques ont longtemps méprisé Rose Ouellette parce qu’elle jouait du burlesque.

L’artiste passait outre et, douce revanche, alors que les années s’écoulaient, La Poune a reçu de nombreux hommages tant de ses pairs que du public.

La Poune en action

Le vaudeville, ou théâtre burlesque, est une comédie légère composée de monologues humoristiques, de farces musicales, de chansons et de courtes pièces improvisées.

Rose Ouellette en est devenue la reine au Québec pendant des décennies.

Les démons du midi, 14 septembre 1988

Dans cet extrait de l’émission Les démons du midi du 14 septembre 1988, on voit La Poune donner la réplique à Gilles Latulippe.

On constate d’emblée le sens de la répartie et de l’humour de Rose Ouellette.

Gilles Latulippe, lui-même une grande vedette du genre théâtral, ne peut s’empêcher de rire en entendant les objections ou réflexions parfois grivoises ou très directes de « La Poune ».

Rose Ouellette a aussi brillé à la télévision.

Soulignons par exemple sa participation à des téléromans de Radio-Canada et de TVA comme Rue des pignons ou Les Moineau et les Pinson.

Il faut finalement rappeler qu’elle a réalisé plusieurs tournées dans les théâtres du Québec alors qu’elle avait plus de 80 ans.

Une retraite bien méritée

En 1993, à l’âge de 90 ans, Rose Ouellette annonce qu’elle prend sa retraite.

Montréal ce soir, 25 août 1993

La journaliste Maxime Bertrand, à cette occasion, propose une entrevue avec l’artiste présentée au Montréal ce soir le 25 août 1993.

Pierre Craig anime l'émission.

Maxime Bertrand rencontre une nonagénaire alerte et pleine d’entrain qui aurait pu continuer à fréquenter les planches, mais qui croyait qu’il était temps de tirer sa révérence.

L'entrevue de Maxime Bertrand avec Rose Ouellette s'accompagne d'un micro-trottoir dans lequel les personnes interrogées démontrent leur très grande affection pour la nouvelle retraitée.

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