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La Niña pourrait réapparaître d’ici la fin 2021

Carte des températures de surface de l'océan Pacifique en avril 2021.

Carte des températures de surface de l'océan Pacifique en avril 2021 montrant que La Niña s'est estompée au cours du mois.

Photo : NOAA

Radio-Canada

Un épisode La Niña de faible intensité pourrait réapparaître avant la fin de 2021, pour la deuxième année de suite, estime l'Organisation météorologique mondiale (OMM), qui prédit des températures au-dessus de la moyenne malgré l'effet de refroidissement du phénomène météorologique.

La réapparition du phénomène – qui correspond au refroidissement à grande échelle des eaux de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial – exacerbera la sécheresse existante dans certaines régions du monde et augmentera le risque de fortes précipitations et d'inondations dans d'autres.

Malgré le phénomène La Niña, qui a normalement pour effet de refroidir le climat, les températures mesurées sur les terres émergées devraient être supérieures à la moyenne entre septembre et novembre, notamment dans l'hémisphère Nord, explique l'organisation.

La Niña se produit habituellement tous les deux à sept ans. Le phénomène est associé à des variations de la circulation atmosphérique tropicale, autrement dit des vents, de la pression et des précipitations.

Ses effets sur le temps et le climat sont en général à l’opposé de ceux de l’anomalie El Niño.

Le changement climatique provoqué par les activités humaines influe sur ces phénomènes.

Le changement climatique d'origine anthropique amplifie les effets des phénomènes naturels tels que La Niña et influe de plus en plus sur nos conditions météorologiques, ce qui se traduit notamment par une chaleur et une sécheresse plus intenses (et le risque associé de feux de forêt) ainsi que par des précipitations et des inondations records, a déclaré le secrétaire général de l'OMM, M. Petteri Taalas.

Nous en avons été tragiquement témoins au cours des derniers mois dans presque toutes les régions du monde. Le changement climatique accroît la gravité et la fréquence des catastrophes, a-t-il souligné, faisant allusion aussi bien aux gigantesques incendies qui ont frappé l'ouest des États-Unis et la Sibérie que l'ouragan Ida qui a ravagé le sud des États-Unis avant de noyer New York et les États voisins sous des trombes d'eau.

Malgré la résurgence prévue d'un épisode La Niña de faible intensité, les températures de surface de la mer supérieures à la moyenne devraient influer sur les températures de l'air pour la période comprise entre septembre et novembre 2021, note l'OMM.

Selon l’organisation, les températures devraient être très supérieures à la moyenne dans le centre est de l'Amérique du Nord, l'extrême nord de l'Asie et l'Arctique, ainsi que dans le centre et l'est de l'Afrique et dans le sud de l'Amérique du Sud.

Il y a une probabilité accrue de précipitations inférieures à la normale dans de nombreuses zones du sud l'Amérique du Sud.

Une grande partie de la Méditerranée qui s'étend à la péninsule arabique et à l'Asie centrale, et le sud de l'Afrique centrale et orientale devrait également enregistrer des précipitations inférieures à la normale.

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