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Un survivant de surdose veut inspirer les personnes dépendantes

Deux photos d'Aeris Kurtis Finch, l'une d'elle alors qu'il est dans le coma et l'autre trois ans plus tard dans un jardin.

Aeris Kurtis Finch est sobre depuis qu'il a fait une surdose qui l'a mené dans le coma.

Photo : Offertes par Aeris Kurtis Finch

Radio-Canada

Le survivant d’une surdose veut inciter les personnes dépendantes à demander de l'aide avant qu’il ne soit trop tard.

Après avoir consommé de la cocaïne mélangée au fentanyl, Aeris Kurtis Finch a souffert de convulsions, d'un gonflement du cerveau et de défaillances d'organes. Les ambulanciers se sont acharnés à refaire battre son cœur pendant près de 25 minutes.

Il a ensuite été placé dans un coma artificiel pendant 23 jours. On nous a dit qu'il ne survivrait probablement pas, se rappelle son père, Joel Finch.

Trois ans plus tard, l’homme de 31 ans lance un cri du cœur. Il y a des soins qui existent pour vous aider et remettre votre vie sur les rails.

Aeris Kurtis Finch et ses parents.

Aeris Kurtis Finch en compagnie de ses parents, trois ans après la surdose qui lui a presque coûté la vie.

Photo : Offertes par Aeris Kurtis Finch

Aeris Kurtis Finch attribue sa dépendance au deuil de son frère, mort d’une crise cardiaque après avoir pris de la MDMA, également connue sous le nom d'ecstasy. Ça m'a brisé, dit-il.

Adolescent, il a commencé à consommer de l'ecstasy et de l'alcool, puis s’est tourné vers la cocaïne et l'oxycodone à l'âge de 18 ans. Atteint de la maladie de Crohn, il a également utilisé des analgésiques pour soulager la douleur.

Aujourd'hui, il se rétablit à la Clinique d'accès rapide pour les dépendances (RAAC) de l'Hôpital St. Paul's, à Vancouver, où il se rend tous les mois pour suivre un programme de traitement.

Briser l'isolementl.

Plus de 1000 personnes sont mortes de surdoses en Colombie-Britannique depuis le début de l’année. La majorité d'entre eux avaient consommé du fentanyl, parfois à leur insu.

La concentration de fentanyl dans les drogues illicites est inconnue et variable, souligne le Dr Mark McLean, responsable médical au RAAC. C'est comme prendre un verre de vin dans un restaurant et découvrir plus tard qu'il contenait entre 70 et 80 % d'alcool.

Sarah Blyth travaille à l'Overdose Prevention Society à Vancouver. Chaque jour, elle voit environ 900 personnes aux prises avec une dépendance. En raison de la stigmatisation, elles se cachent, et c'est à ce moment-là que les gens meurent le plus.

Aeris Kurtis Finch le sait bien. Plus vous consommez de drogues, plus vous vous sentez coupable. Cette honte m'a mené à m'isoler, et cet isolement m'a finalement presque coûté la vie.

Les ambulanciers tentent de sauver une victime de surdose.

Plus de 1000 personnes sont mortes de surdoses en Colombie-Britannique depuis le début de l’année.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Demander de l'aide

Aeris Kurtis Finch espère que les personnes souffrant de toxicomanie pourront surmonter la stigmatisation et demander l'aide dont elles ont besoin.

Quand on donne une chance aux gens, de la gentillesse, on peut leur faire comprendre qu'il y a des gens qui se soucient d’eux et qu'il y a une vie en dehors de ça , ajoute-t-il.

Maintenant papa, Aeris Kurtis Finch est déterminé à rester sobre. Sa fille est née alors qu’il était dans le coma. Je peux voir ma progression dans ses yeux à mesure qu'elle grandit. Elle a 3 ans. Je suis abstinent depuis trois ans.

Avec les informations de Baneet Braich

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