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Fêtes sur les campus : des universités inquiètes

Des personnes rassemblées dans une rue, des détritus sont pare terre.

Plusieurs fêtes, dont l'une d'entre elles a rassemblé près de 2000 personnes selon la police, ont débordé sur des rues de Kingston ces derniers jours. (Archives)

Photo : Police de Kingston

Radio-Canada

Plusieurs fêtes rassemblant des étudiants des universités de l’Ontario inquiètent la direction de certaines universités de la province.

Les cours en présentiel reprennent, cette année. Or, des vidéos et photos publiées sur les médias sociaux montrent des fêtes se déroulant sur des campus et dans la rue qui rassemblent un nombre important d’étudiants.

À Kingston, des agents des règlements municipaux ont été témoins de plusieurs fêtes au cours du long week-end de la fête du Travail. Ceux-ci ont estimé avoir vu entre 3500 et 5000 personnes faire la fête.

En plus des accusations et des amendes habituelles pour ivresse publique, consommation d'alcool sur la voie publique et bruit, 11 personnes ont reçu une assignation à comparaître pour avoir enfreint les restrictions de rassemblement de l'Ontario.

À l'étape 3 du plan de réouverture de la province, les rassemblements de 100 personnes maximum à l'extérieur et de 25 personnes à l'intérieur sont autorisés.

Le chef de la police de Kingston a déclaré qu'il y a une tendance inquiétante de rassemblements illégaux et à haut risque.

Un tel manque de respect pour les droits d'autrui est inadmissible, a déclaré la cheffe de la police locale, Antje McNeely. En plus de mettre en danger tous les membres de notre communauté en raison de la COVID-19, l'invasion de nos rues et de nos parcs par des fêtards irresponsables montre un manque de maturité décevant.

Le directeur de l'Université Queen's et le président de l'Alma Mater Society ont adressé un avertissement commun aux étudiants à propos des grands rassemblements qui ont eu lieu autour du campus.

Il s'agit d'un mépris flagrant de la santé publique et de la loi de notre province, peut-on lire dans la note. Ils ont ajouté que de tels rassemblements pourraient mettre en péril l'année universitaire.

Nous avons parcouru tellement de chemin et ce serait ridicule si nous ne pouvions pas revenir à [la normale]. Nous l’attendons tous depuis si longtemps. Les universités sont faites pour apprendre.

L'Université Western a aussi averti ses étudiants que de telles fêtes qui rassemblent autant d’étudiants pourraient mettre en péril l'ensemble de l'année.

Nous voulons être clairs : si cette activité se poursuit, l'année universitaire que nous avons si soigneusement planifiée n'aura pas lieu, ont écrit le président de l'université et le chef du conseil étudiant dans un communiqué commun.

L'apprentissage en personne avec les autres étudiants, l'interaction avec les professeurs, les activités parascolaires, l'athlétisme et toutes les choses qui rendent votre expérience étudiante formidable pourraient être perdus.

Le bureau de santé de Middlesex-London a déclaré qu'il travaillait avec les opérateurs locaux et les établissements fréquentés par les étudiants de l'enseignement postsecondaire pour assurer le respect des limites de capacité.

La police de London a lancé le projet Contrôle de l’alcool et réduction du bruit (Liquor Enforcement and Reduction of Noise, ou Contrôle de l’alcool et réduction du bruit, traduction libre). Ce projet existe depuis 2007 et vise à répondre aux préoccupations de la communauté lorsque les étudiants reviennent dans la ville. Cette année, les policiers affirment qu'il est également important de trouver un équilibre entre le fait de s'amuser et de respecter les directives de santé publique pendant la quatrième vague de COVID-19.

La présidente de l'Université Wilfrid Laurier a également lancé un appel aux étudiants qui ont participé à des rassemblements qui étaient en violation flagrante des mesures de santé publique de l'Ontario.

Le portrait d'une femme

Deborah MacLatchy est la présidente de l'Université Wilfrid Laurier.

Photo : offerte par l'Université Wilfrid Laurier

La police et le service d'agents spéciaux de Laurier examinent les séquences vidéo et toute personne identifiée pourrait faire face à une suspension ou une expulsion de l'université, ainsi qu'à des amendes en vertu de la Loi sur la réouverture de l'Ontario et à des accusations criminelles liées à certains actes de vandalisme, a déclaré Deborah MacLatchy.

Nous sommes toujours au milieu d'une crise sanitaire mondiale, a-t-elle écrit.

Les comportements irréfléchis ne seront pas tolérés car ils mettent en danger les plus vulnérables de notre communauté et ternissent la réputation des étudiants et de notre université.

L'Ontario a signalé 554 nouveaux cas de COVID-19 mercredi.

Avec les informations de La Presse canadienne

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