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Démissions à l’hôpital de Roberval : le CIUSSS se réunit d’urgence

L'hôpital de Roberval vu de la rive du lac.

L'hôpital de Roberval est situé en bordure du lac Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Le réseau régional de santé, déjà fragile, est à nouveau frappé par des démissions d’infirmières. Sept professionnelles de l'hôpital de Roberval ont quitté leur milieu de travail au cours des derniers jours.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean tient une rencontre d'urgence, jeudi matin, pour faire le point sur la situation qui prévaut à l'hôpital de Roberval. Le département des soins intensifs est d'ailleurs fermé depuis la fin de semaine en raison des problèmes d'effectifs.

Les démissionnaires sont des infirmières d'expérience oeuvrant aux départements de médecine et de chirurgie.

C'est ce qu'a confirmé la présidente intérimaire du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean (FIQ), Julie Boivin. Elle attribue ces départs à l’épuisement.

Ces infirmières-là sont fatiguées. Elles sont épuisées. Elles ont passé un été extrêmement difficile avec des heures supplémentaires obligatoires à n’en plus finir. Elles ne sont plus capables de tenir et elles ont décidé de se choisir, a-t-elle déclaré, en entrevue à Radio-Canada.

Depuis décembre, 18 infirmières et infirmières auxiliaires de l'hôpital de Roberval ont donné leur démission.

Le ministre de la Santé réagit

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, se dit préoccupé par la vague de démission d'infirmières et d'infirmières auxiliaires à l'hôpital de Roberval. Il dit avoir discuté de la situation avec la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, et Nancy Bédard, de la Fédération interprofessionnelle de la santé.

Il affirme que les effets bénéfiques de la nouvelle convention collective, entérinée en juin, devraient se faire sentir sous peu sur le terrain. On est en train de finaliser quelque chose qui est très concret, très costaud pour attirer les gens à revenir, ajoute-t-il. Je vous dirais qu’on est à un moment charnière parce qu’on finit les vacances, on est en train de discuter entre autres avec la FIQ pour voir comment on pourrait attirer des gens non seulement à rester chez nous, mais à revenir chez nous.

Ce que je demanderais aux infirmières dans le moment c’est d’attendre les bénéfices de tout ce qui a été signé comme convention.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé

Ces démissions ne sont pas sans rappeler celles survenues à l’hôpital de Chicoutimi au cours des derniers mois. En mai et en juin, sept infirmières du département de soins intensifs avaient claqué la porte. La situation a forcé le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean à faire appel à d’autres hôpitaux pour dénicher le personnel requis.

En juin, des infirmières et infirmiers de l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi avaient aussi pris part à un sit-in pour dénoncer leurs conditions de travail, jugées inacceptables.

Le CIUSSS prévoit faire le bilan de la situation après sa rencontre de jeudi.

Avec les informations de Michel Gaudreau et Louis Martineau

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