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Pénurie de chauffeurs d’autobus au Nouveau-Brunswick

De jeunes élèves qui sortent d'un autobus scolaire avec leur sac d'école sur le dos.

Le manque de chauffeurs d’autobus entraîne le retard et l’annulation de certains trajets (archives).

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Radio-Canada

En pleine rentrée scolaire, des parents du Nouveau-Brunswick se retrouvent dans des situations complexes, certains trajets d'autobus scolaires ayant été modifiés – et d'autres annulés – en raison d'un manque de chauffeurs d'autobus.

Des élèves du district scolaire francophone Nord-Ouest n’ont pas pu prendre l’autobus mercredi matin pour se rendre à l’école. Dans une publication Facebook mardi, le district a expliqué qu’il faisait face à une pénurie de conducteurs d’autobus suppléants.

Cette réalité touche l’ensemble de la province, selon des travailleurs du milieu.

La directrice générale du district scolaire francophone Sud, Monique Boudreau, doit également gérer ce genre de situation. Ce matin, à Fredericton, on a eu un autobus qui était en retard parce qu’on n'avait pas de suppléant. On a dû demander à un conducteur permanent d’ajouter un trajet.

Monique Boudreau en entrevue devant les bureaux du district scolaire

La directrice générale du district scolaire francophone Sud, Monique Boudreau, soutient que cette pénurie se fait de plus en plus ressentir, alors que son district est en croissance (archives).

Photo : Radio-Canada

« Cette année, c'est assez inquiétant. Si on n’est pas capable de faire cette gymnastique-là, on devra annuler des trajets. »

— Une citation de  Monique Boudreau, directrice générale du district scolaire francophone Sud

Des parents se sont plaints de l'absence du service. Advenant qu’on doive annuler des trajets et que les élèves ne peuvent pas se rendre à l’école, on va s’assurer qu’ils ne soient pas pénalisés, a déclaré Monique Boudreau.

Elle explique le fait que ce sont les suppléants qui manquent, surtout dans les régions de Moncton et de Fredericton.

« On veut livrer les services, on veut que les élèves soient à l'école, qu'ils puissent aussi arriver à temps et qu'il n'y ait pas trop de retard non plus. On comprend aussi que c'est très incommodant pour les parents, et on apprécie tellement leur collaboration. »

— Une citation de  Monique Boudreau, la directrice générale du district scolaire francophone Sud

Cela fait des années qu'on essaie d’avoir des chauffeurs d’autobus. Vraiment, il manque du monde, soutient Gérald Landry, qui est chauffeur d’autobus depuis 38 ans.

Selon lui, il y a un problème de rétention à l’échelle provinciale depuis plusieurs années.

Être chauffeur, pas pour tout le monde

Gérald Landry, chauffeur d'autobus et deuxième vice-président de la section locale du 1253.

Gérald Landry, deuxième vice-président de la section locale du 1253, soutient que les employeurs ne peuvent pas garantir 30 heures par semaine de travail aux conducteurs d’autobus scolaire.

Photo : Radio-Canada

Plusieurs facteurs expliquent les difficultés de recrutement des chauffeurs suppléants. Il est notamment difficile de savoir combien d'heures seront disponibles et la nature du travail est parfois difficile.

Quand tu es suppléant, longtemps tu ne travailles pas. Tout le monde ne peut pas se le permettre, explique Gérald Landry.

Il concède, tout comme Monique Boudreau, qu’il faut aimer les enfants pour faire ce genre de travail, qu’il qualifie de grosse responsabilité.

« Pour conduire des autobus scolaires, il faut que tu sois présent, mentalement là. C’est important, c’est la vie des enfants. »

— Une citation de  Gérald Landry, chauffeur d'autobus

Gérald Landry estime qu’après avoir suivi le cours, certains chauffeurs réalisent que le travail n’est pas fait pour eux et quittent leur poste. D’autres sont en congé maladie prolongé.

De son côté, Monique Boudreau soutient que plusieurs employés prennent leur retraite, ce qui amplifie la pénurie.

D'autres sont actuellement en formation, et attendent leur tour pour conduire les autobus scolaires, précise-t-elle.

Les défis de la formation et du recrutement

Robert Jean au volant de son autobus scolaire.

Les nouveaux chauffeurs d'autobus scolaires doivent notamment passer quelques semaines avec un autre chauffeur afin de compléter leur formation (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Gérald Landry souligne qu’une formation a eu lieu au mois d’août cette année. Cependant, les nouveaux conducteurs doivent passent leur permis avant de conduire des autobus scolaires, ce qui peut prendre jusqu'à un mois.

Selon Monique Boudreau, le processus d’embauche pour les chauffeurs d’autobus est plus long que pour les autres types de suppléants.

Cela prend plus de temps pour avoir un suppléant parce qu’ils doivent suivre une formation assez longue et sévère, au niveau des questions de sécurité, ajoute Monique Boudreau.

Au district scolaire francophone Nord-Est, on assure qu’il y a assez de chauffeurs pour assurer le maintien de l'ensemble des trajets.

Avec les informations de Sarah Déry

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