•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

C’est (re)parti pour le cinéma ByTowne

La devanture du cinéma ByTowne, à Ottawa.

Le cinéma ByTowne, à Ottawa, rouvre finalement ses portes mercredi.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Marika Bellavance

Deux propriétaires « très excités » et un lieu revampé : le ByTowne rouvre ses portes mercredi soir, au grand plaisir des mordus de cinéma d'auteur de la région. Ces derniers devront toutefois déjà faire la preuve qu’ils sont adéquatement protégés contre la COVID-19 pour entrer.

Les nouveaux investisseurs, Andy Willick et Daniel Demois, eux-mêmes cinéphiles avertis, ont hâte d’accueillir à nouveau la clientèle du ByTowne, installé sur la rue Rideau depuis 70 ans.

Tout le monde ici a hâte. Plusieurs employés sont de retour, aussi, et ont hâte d’accueillir le public et de revoir des visages familiers parmi les clients, se réjouit le copropriétaire Daniel Demois. M. Willick et lui sont aussi propriétaires du Fox Theatre, à Toronto, et du cinéma Apollo de Kitchener.

Daniel Demois, souriant, dans une salle de cinéma.

Le ByTowne est « très important » pour le milieu culturel et attire une « superbe clientèle passionnée de cinéma » dans la région, selon le copropriétaire de l’institution Daniel Demois.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

[Andy Willick et moi] avons grandi dans ces cinémas indépendants, où l’on peut voir à la fois des films récents et des vieux films rétro, des films cultes. Ç’a été une révélation : on voulait faire partie de cet univers-là.

Une citation de :Daniel Demois, nouveau copropriétaire du cinéma ByTowne

La salle de 650 places ne pourra toutefois pas être remplie au maximum, en raison des mesures sanitaires en vigueur en Ontario. Ce sont plutôt entre 100 et 150 spectateurs à la fois qui pourront assister aux projections des films.

Et même si la politique provinciale à cet effet n’entre en vigueur que le 22 septembre prochain, MM. Willick et Demois exigeront dès mercredi soir une preuve de vaccination complète contre la COVID-19 à leurs clients.

Parmi les films à l’affiche d’ici au 30 septembre :

  • Nomadland, récipiendaire de six Oscar cette année, dont celui du meilleur film;
  • Maria Chapdelaine, l'adaptation du réalisateur québécois Sébastien Pilote;
  • Beans, le film de Tracey Deer sur la crise d'Oka;
  • Annette, de Leos Carax, couronné d'un prix pour sa mise en scène à Cannes cette année;
  • Minari, écrit et réalisé par Lee Isaac Chung.

Une cure de rajeunissement

Un kiosque de vente de nourriture et une machine à maïs soufflé.

Les nouveaux propriétaires ont effectué quelques rénovations avant de rouvrir les portes du cinéma.

Photo : Radio-Canada

En prévision de la réouverture, les nouveaux propriétaires ont aussi travaillé sur la rénovation du kiosque de vente de nourriture et obtenu un permis d'alcool auprès de la Commission de l'alcool et des jeux de l'Ontario (CAJO).

Bien qu’ils aient effectué quelques changements, MM. Willick et Demois assurent néanmoins que l’essence du ByTowne demeure la même. On veut que les gens reconnaissent le lieu où ils avaient l’habitude d’aller, mentionne M. Demois.

Ainsi, les festivals qui y étaient présentés - le Festival international du film d'animation d'Ottawa et le Festival du film de montagne de Banff, notamment - seront de retour. La programmation restera plutôt similaire à ce qu’elle était, bien qu’elle sera peut-être plus diversifiée, souligne le copropriétaire.

On est conscients qu’on est à côté du Québec, alors on continuera d’avoir des événements et des films en français.

Une citation de :Daniel Demois, copropriétaire du cinéma ByTowne

Des retrouvailles attendues

Une femme en tain d'installer les lettres du mot « fermé » sur l'affiche d'un cinéma.

La fermeture du cinéma ByTowne avait été annoncée en décembre dernier (archives).

Photo : Facebook / ByTowne Cinema

Pour les adeptes du cinéma ByTowne, l’annonce de sa fermeture, en décembre dernier, a eu l’effet d’un choc. Pour la cinéphile Laura Chattopadhyay, qui fréquente l’institution depuis 40 ans, cela a été pire qu’une rupture amoureuse.

Pour moi, le ByTowne est un endroit que j’ai fréquenté [comme] adolescente, adulte, amoureuse, [...], accompagnée avec des amis, avec ma mère, énumère-t-elle. Avant, j’affichais toujours l’horaire [des films] chez moi et j’encerclais ce que j’allais voir. Une vraie friande.

Selon Mme Chattopadhyay, une institution culturelle comme le ByTowne est essentielle, puisqu’elle contribue à élargir le contenu cinématographique offert sur grand écran dans la région et permet d’augmenter l’intérêt pour le cinéma de répertoire.

De son côté, la passionnée de cinéma Lucie Hotte, elle aussi fidèle cliente du ByTowne, se dit ravie de la réouverture de la salle.

Le grand écran, l’atmosphère, tous ces gens réunis pour regarder les films en silence : il y a quelque chose de rituel, du moins pour moi. [...] Il y a aussi le côté amical, où on parle du film [avec ses amis] et qu’on en fait la critique. Tout cet aspect-là est perdu avec le virtuel, fait-elle valoir.

Avec les informations de Kevin Sweet

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !