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Garantir le droit à une place en garderie serait irréaliste, estime la CAQ

Le gouvernement Legault n'a pas l'intention de créer un nouveau droit, soit celui pour un enfant d'avoir une place assurée en garderie.

Mathieu Lacombe répondait aux questions des journalistes en mêlée de presse le mercredi 8 septembre 2021.

Le ministre de la famille, Mathieu Lacombe, s'est engagé à compléter le réseau des services de garde et à déposer un projet de loi sur le sujet cet automne.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

Le ministre de la Famille du Québec, Mathieu Lacombe, rejette catégoriquement la proposition formulée par la cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, en faveur du droit des enfants d'avoir une place en garderie.

Aller en ce sens serait irréaliste, a-t-il soutenu mercredi en mêlée de presse.

La veille, à Orford, la cheffe libérale a indiqué son intention de déposer un projet de loi à l'Assemblée nationale pour faire en sorte que l'accès aux services de garde devienne véritablement un droit au Québec, comme c'est le cas pour l'accès à l'école.

Elle a rappelé que plus de 50 000 petits Québécois attendaient une place en garderie, soit 9000 enfants de plus qu'en octobre 2018, en s'engageant à offrir d'ici cinq ans à tous les parents une place subventionnée de qualité, à tarif unique, peu importe leur région ou leur revenu.

Le ministre Lacombe s'est engagé à compléter le réseau des services de garde et à déposer un projet de loi sur le sujet à l'automne, pour moderniser le cadre législatif actuel. Mais pas question de modifier les structures en place ou de revoir le mode de propriété ni de nationaliser le réseau.

Les services de garde sont entièrement privés, a-t-il fait valoir, y voyant un obstacle à garantir le droit à l'enfant d'obtenir une place.

Ce n'est pas si simple que cela en a l'air de garantir une place à chaque enfant, a-t-il ajouté, sans révéler les solutions et les autres stratégies qu'il souhaite appliquer pour répondre aux besoins des parents.

En gros, le plan de Québec serait de créer 37 000 places. Aucun échéancier n'a encore été fixé.

Au manque criant de places s'ajoute pour le gouvernement le problème de la pénurie d'éducatrices.

Sonia LeBel lance un appel aux éducatrices

En parallèle, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a lancé un appel aux syndicats qui représentent les éducatrices en garderie des centres de la petite enfance (CPE), qui s'estiment largement sous-payées.

Elle a dit vouloir accélérer le processus en cours, en vue d'entreprendre dès maintenant des négociations intensives visant à renouveler leurs conventions collectives.

En 2020, une éducatrice diplômée pouvait espérer compter sur un revenu horaire variant entre 19 et 25 $. Selon les offres sur la table, elle pourrait espérer gagner entre 21 et 28 $.

La ministre s'est dite consciente du rattrapage salarial à effectuer, pour à la fois retenir les éducatrices à la garderie et, surtout, attirer de nouvelles recrues. Elle a qualifié l'offre actuelle du gouvernement, déposée en juillet, de généreuse.

Il y a déjà une bonification. Les discussions ne partent pas de rien, a-t-elle fait valoir en mêlée de presse, ajoutant que les éducatrices qualifiées travaillant à temps complet auraient aussi droit à des primes.

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