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Vaccination : la région de Québec pourrait perdre des travailleurs de la santé

Un professionnel de la santé administre un vaccin à un patient.

À compter du 15 octobre, le personnel non vacciné du réseau de la santé sera suspendu. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La vaccination obligatoire du personnel du réseau de la santé comporte trop de risques, selon des acteurs du système. Ils craignent devoir se passer des services de centaines d’employés non vaccinés, puisque les établissements de santé composent déjà avec une pénurie de travailleurs.

Selon les plus récentes données du CIUSSS de la Capitale-Nationale, 95,1 % des employés du réseau de la santé de la région ont reçu au moins une première dose d’un vaccin contre la COVID-19. 92,2 % sont adéquatement vaccinés.

Si tous ceux qui ont reçu leur première dose vont chercher la deuxième avant le 15 octobre, 4,9 % des travailleurs pourraient tout de même être suspendus.

Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, qui exclut les employés du CHU de Québec et l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), cela représente 1655 personnes.

Au CISSS de Chaudière-Appalaches, le pourcentage d'employés vaccinés du réseau est moins élevé. 89 % sont adéquatement vaccinés, et 92 % ont reçu leur première dose, ce qui signifie que 1008 travailleurs n’ont reçu aucune injection à ce jour.

Ruptures de services

Alors que les deux régions font face à un important manque de personnel soignant, l’annonce de la vaccination obligatoire accroît encore plus les inquiétudes des syndicats.

La présidente du syndicat des professionnels de la Santé du CHU de Québec Nancy Hogan affirme que la situation est déjà trop critique. On est en heures supplémentaires obligatoires. Chaque jour on est en plan de contingence, il y a moins d’infirmières pour plus de patients, moins d’infirmières auxiliaires et d'inhalothérapeutes , affirme-t-elle.

La perte de plus d’employés pourrait donc avoir d’importantes conséquences. Il va devoir y avoir des ruptures de services parce qu’on ne pourra pas donner les mêmes services à la population qu’on donne là, prévient le président du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches Laurier Ouellet.

Retard de la reprise des activités

À l’IUCPQ, la reprise complète des activités en chirurgie cardiaque était prévue pour la fin août. Selon le chef de service en cardiologie du centre hospitalier Bernard Cantin, cette reprise a déjà dû être reportée de quelques semaines en raison du manque de personnel. Elle pourrait l’être à nouveau avec la mise en place de la nouvelle mesure.

Considérant la situation épidémiologique de la COVID-19 dans la région, où on n'enregistre actuellement que quatre hospitalisations, ainsi que la période de l’année, le Dr Cantin peine à comprendre les raisons pour lesquelles le gouvernement prend le risque de perdre du précieux personnel. On a un gros pic d'activité de patients qui sont hospitalisés d'habitude en novembre, jusqu'à peu près la mi-décembre, donc ça va être extrêmement problématique si on ne peut pas avoir nos employés disponibles.

Le cardiologue estime que les employés du réseau ont été suffisamment éprouvés par la situation des dernières années et ne devraient pas avoir à subir davantage de pression.

Avec la collaboration avec Hadi Hassin

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