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50 ans depuis la création de Greenpeace

Une bannière de Greenpeace flotte à Vancouver.

L'organisation Greenpeace est née le 15 septembre 1971.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C’est le 15 septembre 1971 qu’est fondée à Vancouver l’organisation Greenpeace. Depuis 50 ans, ses militants œuvrent contre les menaces à l’environnement et à la biodiversité.

Un David vert contre des Goliaths qui menacent l’environnement

Greenpeace, c’est cette image : David contre Goliath. Des militants dans des bateaux pneumatiques qui confrontent des navires militaires qui transportent des ogives nucléaires ou encore de gros baleiniers.

Une citation de :Gilles Gougeon, 2004

Greenpeace, une organisation non gouvernementale et internationale de protection de l’environnement, est née à Vancouver le 15 septembre 1971.

5 sur 5, 5 septembre 2004

Un reportage de Gilles Gougeon, présenté à l’émission 5 sur 5, le 5 septembre 2004, en rappelle ses origines.

C’est une poignée de militants américains et canadiens pacifistes qui fonde un mouvement initialement baptisé Don’t Make a Wave (Ne faites pas de vagues en anglais).

Ces militants sont déterminés à faire cesser les essais nucléaires américains en Alaska, à Amchitka, une zone particulièrement sensible aux tremblements de terre.

Leurs efforts ne réussissent pas à faire immédiatement cesser ces derniers.

Mais en novembre 1971, les Américains proscrivent les essais nucléaires à Amchitka.

L’interdiction s’étend à tous les essais nucléaires américains en 1992.

Le nom Greenpeace est quant à lui adopté en 1972.

Un militantisme médiatisé

Le militantisme de Greenpeace se déploie dès que l’organisation considère qu’il y a péril pour l’environnement ou la biodiversité.

Une caractéristique des activités de Greenpeace est qu’elles sont fortement médiatisées et qu’elles font souvent beaucoup de bruit.

Au Canada, une de leurs campagnes les plus connues, et les plus contestées, a été celle lancée au milieu des années 1970.

Greenpeace veut que soit abolie la chasse aux bébés phoques que pratiquent les pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine et de Terre-Neuve.

Téléjournal, 4 mars 1979

Le 4 mars 1979, comme le souligne un reportage de Gérard Jolivet au Téléjournal, 12 militants de Greenpeace sont arrêtés à Saint-Jean de Terre-Neuve.

Ils ont tenté d’empêcher le départ des bateaux pour la chasse aux bébés phoques.

Les manifestants attirent peu la sympathie des citoyens venus célébrer l’appareillage des navires.

C'est que la campagne médiatique orchestrée par Greenpeace met très à mal l’image des pêcheurs canadiens.

La chasse aux blanchons, si mignons, choque profondément une partie de l’opinion publique mondiale.

Des campagnes de boycottage sont organisées qui n’arrangent pas les relations entre Greenpeace et les pêcheurs canadiens ou le gouvernement du Canada.

Greenpeace contre la République française

Les méthodes utilisées par Greenpeace lui font des ennemis au-delà du Canada.

Le 29 mai 1985, un agent français entre dans un magasin d’articles de sports et de marine. Sous une fausse identité, il achète comptant pour 1 400 livres sterling un canot pneumatique de marque Zodiac et un moteur.

Une citation de :Gilles Gougeon, 1985

Le Point, 7 octobre 1985

Le 7 octobre 1985, le journaliste Gilles Gougeon présente à l’émission Le Point un reportage sur une affaire qui, à l’époque, fait beaucoup de bruit.

Greenpeace est depuis très longtemps opposée aux essais nucléaires de la France dans l’océan Pacifique Sud, en Polynésie française, dans l’archipel de Mururoa.

Le 10 juillet 1985, des membres de la Direction générale de la sécurité extérieure (services secrets français) coulent avec des charges explosives le Rainbow Warrior I, vaisseau amiral de Greenpeace qui mouille à Auckland en Nouvelle-Zélande.

Le Rainbow Warrior I se préparait à partir vers l’archipel de Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français.

L’attentat provoque un immense scandale en France. Greenpeace, par contre, obtient une publicité mondiale inespérée.

Le reportage de Gilles Gougeon montre l’opposition implacable de l’État français envers une organisation perçue comme ennemie de la sécurité nationale de la France.

Un responsable du service de contre-espionnage français y reprend une phrase du président François Mitterrand.

Cette dernière proclame que tous les moyens doivent être utilisés pour arrêter Greenpeace.

Y compris, pourquoi pas, couler leur bateau?

Lorsqu’un autre bateau de Greenpeace se dirige vers Mururoa, la France complote pour que l’organisation soit carrément débranchée.

Le 29 janvier 1996, le président Jacques Chirac interdira les essais nucléaires en Polynésie française.

C’est une grande victoire pour Greenpeace.

Des succès, mais aussi des défis multiples

En 2011, alors que Greenpeace souffle ses 40 bougies, le maire de la municipalité de Vancouver célèbre sa fondation en lui consacrant une journée.

RDI, 15 septembre 2011

Le journaliste Cendrix Bouchard présente le 15 septembre 2011 à RDI un reportage sur les 40 ans de l’organisation.

Si Greenpeace est devenue un acteur important dans la lutte pour la protection de l’environnement, elle doit également gérer simultanément plusieurs défis.

En 2011, Greenpeace disposait d’un budget de 200 millions de dollars, comprenait 2,8 millions de membres et employait 1 800 personnes.

Kumi Naidoo, directeur général international de Greenpeace, affirme qu’avec les changements climatiques, les défis deviendront encore plus grands au cours des 40 prochaines années.

En 2011, un défi supplémentaire consistait à se débarrasser de son image d’organisation trop blanche et trop anglo-saxonne.

Pour corriger cette situation, Greenpeace s’est alliée depuis les années 1990 avec d’autres mouvements altermondialistes provenant des pays en voie de développement.

Elle a aussi ouvert des bureaux un peu partout dans le monde.

Aujourd’hui, Greenpeace International possède un réseau établi dans plus de 55 pays.

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