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Des syndicats dénoncent la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé

Un flacon de vaccin contre la covid-19.

Dès le 15 octobre, le personnel des établissements de santé devra obligatoirement être vacciné au Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux

Radio-Canada

Des syndicats de travailleurs de la santé dans l’Est-du-Québec sont mécontents de la vaccination obligatoire pour leurs membres dès le 15 octobre, une mesure annoncée officiellement par le ministre de la Santé mardi. Selon eux, cela pourrait accentuer les dommages de la pénurie de main-d'œuvre dans la région.

Le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ) craint que la décision de placer les employés non vaccinés en congé sans solde aggrave la pénurie de main-d'œuvre.

La présidente du syndicat, Nathalie Savard, rappelle que le manque de personnel a entraîné de nombreuses ruptures de services dans la région cet été.

La vaccination obligatoire va en assommer quelques-uns. En plus, être mis en congé sans solde, les gens vont se trouver un emploi ailleurs. Est-ce qu'on sera capable de les récupérer dans le réseau de la santé à court ou moyen terme? Permettez-moi d'en douter. Les gens sont capables, surtout sur la Côte-Nord, d'aller chercher d'autres emplois bien rémunérés avec de bonnes conditions de travail, soutient Mme Savard.

Employés de la santé adéquatement vaccinés :

  • Bas-Saint-Laurent : 89,5 %
  • Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine : 92,4 %
  • Côte-Nord :88  %

Source : INSPQ / en date du 1er septembre 2021

Employés de la santé ayant reçu au moins une dose de vaccin :

  • Bas-Saint-Laurent : 93,2 %
  • Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine : 95 %
  • Côte-Nord : 92,3 %

Source : INSPQ / en date du 1er septembre 2021

La représentante du Syndicat des intervenantes et des intervenants de la santé du Nord-Est québécois considère que les tests de dépistage pour ceux qui n'ont pas reçu de vaccin contre la COVID-19 sont suffisants pour assurer la sécurité des patients et du personnel.

Même son de cloche du côté de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

La représentante de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux sur la Côte-Nord, Maude Fréchette, juge que même si la majorité des 1000 membres qu’elle représente sont vaccinés, la suspension d’une poignée d'employés pourrait avoir des conséquences désastreuses.

S’il y a cinq salariés qui ne sont pas vaccinés, ça a un impact considérable sur les services. C’est vraiment dramatique de devoir retirer un travailleur social ou de devoir retirer un technicien en imagerie médicale qui ne serait pas vacciné. Pour nous c’est irremplaçable, lance la représentante syndicale.

Les pourcentages des employés pleinement vaccinés contre la COVID-19 des différents corps de métiers sont détaillés par région dans un tableau.

Toutes régions confondues dans l'Est-du-Québec, les infirmières auxiliaires sont moins vaccinées que leurs collègues d'autres métiers.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, les Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord affirment attendre les détails de cette nouvelle mesure sanitaire annoncée mardi.

Pour l'instant, on ne sait pas précisément qui sera touché par cette mesure et encore moins les impacts que ça pourrait avoir sur notre organisation [par exemple perte d'employés qui seraient suspendus sans solde], écrit dans un courriel le porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Gilles Turmel.

Avec des informations de Michaele Perron Langlais, Julie Tremblay et Marie Kirouac

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