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Se déclarer insolvable était la seule option pour la Laurentienne, selon son recteur

Robert Haché sur Zoom.

Le recteur Robert Haché soutient que les causes des problèmes financiers de l'Université Laurentienne remontaient à plusieurs années.

Photo : Capture d'écran

Radio-Canada

Dans une première entrevue accordée à CBC depuis la fin de 2020, le recteur de l’Université Laurentienne, Robert Haché, a affirmé que la situation financière était si précaire que l’établissement sudburois n’avait d’autre choix que de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), en février 2021.

Nous n'avions tout simplement pas d'autre choix, à ce moment-là, que de prendre la voie que nous avons choisie, a-t-il déclaré. Sinon, nous aurions littéralement dû fermer les portes de l'Université.

Selon M. Haché, une multitude d'événements sur une longue période ont conduit à la situation financière critique de la Laurentienne.

Je pense qu'en fin de compte, cela se résume à des dépenses qui dépassent les revenus, a-t-il déclaré à CBC. Et je pense que vous avez vu que cela se reflète dans la restructuration. Il a été nécessaire pour la Laurentienne de concentrer ses activités dans les domaines où la demande des étudiants est forte.

« Grâce à notre programmation plus ciblée, nous disposerons de plus de ressources à investir dans les programmes que les étudiants souhaitent réellement, car nous avons dû fermer les programmes pour lesquels la demande était très limitée. »

— Une citation de  Robert Haché, recteur de l'Université Laurentienne

Dans le cadre des procédures de la LACC, l'Université Laurentienne a supprimé des dizaines de programmes. Plus de 100 membres du corps professoral et du personnel ont été licenciés en avril 2021.

Certains, comme Allison Desmoreaux, qui était étudiante en études du travail à la Laurentienne, soutiennent que l'université ne respecte plus son mandat depuis sa restructuration.

Le programme de Mme Desmoreaux faisait partie de ceux que la Laurentienne a supprimés en avril.

J'ai vu le mot "polytechnique" utilisé à tort et à travers [pour décrire la Laurentienne], dit-elle. Elle s'adresse à un très petit secteur d'activité au lieu d'être accueillante pour les étudiants de partout, qui étudient une variété de choses différentes.

L'université a connu une baisse des inscriptions en raison de la restructuration, ce qui était à prévoir, selon Robert Haché.

Nous aurons une baisse d'un peu plus de 10 %, a-t-il déclaré. Ces chiffres sont encore préliminaires; nous n'aurons pas vraiment de chiffres définitifs avant quelques semaines.

Des personnes marchent vers un bâtiment sur le campus de l'Université Laurentienne.

Les étudiants et le personnel sont de retour sur le campus de l'Université Laurentienne pour une première rentrée en présentiel depuis le début de la restructuration.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Robert Haché a déclaré à CBC qu'il avait bon espoir pour l'avenir de la Laurentienne.

Il affirme que la proportion de diplômés qui décrochent un emploi dans leur domaine après leurs études place la Laurentienne dans les trois premières universités de l’Ontario à ce chapitre.

« Et leurs salaires de départ sont également parmi les meilleurs de la province. Il s'agit donc de résultats très solides et positifs pour les étudiants. Notre capacité à nous concentrer sur les programmes qui sont forts ne fera que les aider à aller de l'avant. »

— Une citation de  Robert Haché, recteur de l'Université Laurentienne

Un juge a approuvé le mois dernier la prolongation d'un contrat de prêt et de la protection des tribunaux jusqu'au 31 janvier 2022.

Avec les informations de CBC

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