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Bruit : l’usine Bitfarms de Sherbrooke sera relocalisée d’ici 2023

La Ville dépensera 3 millions de dollars pour devenir propriétaire du bâtiment.

Une dizaine de gros ventilateurs ornent l'arrière de l'édifice de l'usine de cryptomonnaie Bitfarms.

Les ventilateurs à l'arrière de l'usine Bitfarms, à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Radio-Canada

Le conseil municipal de Sherbrooke a approuvé lundi une entente de principe avec l’usine Bitfarms située sur rue de la Pointe. Celle-ci sera relocalisée dans un secteur plus éloigné des quartiers résidentiels d’ici le 28 février 2023.

Bitfarms devrait déménager sur un terrain situé dans le parc industriel régional. Ce terrain pourrait lui être vendu par la Ville de Sherbrooke pour 385 000 $. L’entreprise dispose d’un droit de retrait jusqu’au 15 novembre 2021 si une autre option se présente à elle. L’ancien bâtiment de l’usine pourrait quant à lui être utilisé par la Société de transport de Sherbrooke.

Rappelons que l’usine a suscité une vive contestation de citoyens du secteur qui sont incommodés par le bruit généré par les activités de l’entreprise.

L’entreprise accepte également de réduire la puissance électrique de ses installations actuelles de 30 à 18 mégawatts à l’usine d’ici le 31 mai 2022.

Accueil mitigé chez certains élus

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, s’est porté à la défense de l’entente. C’est une entente qui est gagnante-gagnante, ils vont se relocaliser à un autre endroit, s’est-il réjoui, en marge de la séance du conseil municipal.

« Ce qui est important c’est que les citoyens puissent retrouver la quiétude. On fait des gestes concrets pour le faire.  »

— Une citation de  Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Les conseillers Paul Gingues et Marc Denault qui ont accompagné les citoyens concernés par l’enjeu du bruit, se sont opposés à la signature de l’entente. Cette entente manque de mordant, a déploré Paul Gingues. Je trouve très préoccupant la capacité de bitfarms à respecter les échéants qu’on met sur la table.

Une nouvelle usine avec plus de puissance

Par voie de communiqué, Bitfarms s’est félicité de ce dénouement en précisant qu’elle pourra ainsi se doter de nouvelles installations pour accueillir de l’équipement de minage de dernière génération. Celle-ci nécessitera une plus forte puissance électrique, soit 96 mégawatts de façon rapide.

« La Ville, ses résidents et Bitfarms ressortent tous gagnants de cette entente.  »

— Une citation de  Emiliano Grodzki, chef de la direction de Bitfarms.

L’entreprise assure qu’elle se dotera d’un système de mesures en continu des émissions sonores. Nous comprenons les inconvénients occasionnés aux citoyens de Sherbrooke qui ont été touchés par le bruit de notre installation de la rue de la Pointe. Nous avons investi des ressources considérables afin d’être à l'écoute de leurs attentes et nous nous engageons à les rencontrer pour répondre à leurs préoccupations, a précisé M. Grodzki par voie de communiqué.

1000 $ d’amende par jour en cas de non-respect de l’entente

Plusieurs conseillers municipaux se sont inquiétés de la capacité de l’entreprise à respecter les échéances prévues à l’entente.

La directrice adjointe de la Ville de Sherbrooke, Marie-France Delage, a précisé qu’une pénalité de 1000 $ par jour est prévue en cas de non-respect des échéanciers. Ça, c’est un premier geste, c’est quelque chose qui est mordant. C’est beaucoup plus féroce que notre règlement actuellement, a-t-elle souligné en entrevue.

La municipalité encourage les citoyens à continuer à porter plainte lorsqu’ils sont incommodés par le bruit.

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