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Les services sociaux doivent voir les enfants derrière les chiffres, plaide un expert

Del Graff pose pour la photo dans une pièce blanche vide.

Del Graff est le protecteur de l'enfance de l'Alberta.

Photo : Del Graff

Radio-Canada

Certains enfants albertains plus vulnérables peinent à accéder à des soins à cause d'un système de services sociaux concentré à « cocher des case » et à respecter des échéances, s'inquiète le protecteur de l’enfance de l’Alberta.

Del Graff tire cette conclusion dans son dernier rapport publié mardi.

Le système est capable de quantifier le nombre d'enfants dont il s’est occupé ou de compter combien de jours ils ont été sous sa garde, cite-t-il en exemple. Mais il ne s’attarde pas très attentivement sur la qualité du service qu’ils ont reçu, déplore-t-il.

Il recommande au système provincial des services à l’enfance de mesurer son succès à travers l'épanouissement social de chaque enfant, et non grâce à des objectifs administratifs à atteindre.

Le rapport rassemble les avis de plus de 100 fournisseurs de services rencontrés dans une série d’assemblées publiques virtuelles au printemps.

Suite à ces consultations, Del Graff somme le gouvernement de revoir la façon dont les travailleurs sociaux accompagnent et évaluent les enfants dont ils ont la garde. L'accès à la formation doit également être amélioré pour tous les fournisseurs de services, selon lui.

Évaluer le contexte

Les services offerts aux jeunes sont souvent adaptés à une préoccupation spécifique sans tenir compte de la sécurité et du bien-être à long terme de l’individu, indique le protecteur de l’enfance.

Les fournisseurs de services devraient évaluer la situation des jeunes dans les circonstances de leur histoire, de leur famille et de leur communauté, afin qu'ils puissent répondre à l'évolution de leurs besoins, ajoute-t-il.

Le rapport du Bureau du protecteur de l’enfance de Alberta explore aussi en détail la mort de 9 jeunes âgés de 2 à 20 ans pour tenter de déterminer où le système a failli.

Del Graff souligne que tous les enfants mentionnés ont été exposés à la violence domestique, plusieurs à l'abus de substances. Sept d'entre eux sont d’origines autochtones.

Selon lui, une des lacunes est que les soins reçus par les enfants ne prenaient pas en compte leurs antécédents familiaux, leurs traumatismes passés ou leurs interactions antérieures avec le système de protection de l'enfance.

Chaque implication des services sociaux semblait être considérée comme un événement singulier, ajoute-t-il.

Plus de communications

Cela met en évidence une autre faiblesse du système, d'après Del Graff : le manque d'échanges d’informations entre les fournisseurs.

Les consultations du printemps ont d'ailleurs démontré que beaucoup de travailleurs ne savent pas de quelle façon collaborer avec les autres services, même lorsqu’ils s'occupent d'un même jeune.

Ce sont des systèmes qui s’occupent de ces enfants et ces systèmes doivent avoir la capacité de communiquer [entre eux].

Une formation cohérente et interministérielle est essentielle pour que les prestataires de soins travaillent ensemble, insiste Del Graff.

Avec les informations de Wallis Snowdon

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