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La Maison-Blanche réclame des milliards pour les ouragans et l’évacuation d’Afghanistan

Un homme, assis sur son perron, sèche ses larmes devant une maison lourdement endommagée.

Theophilus Charles, 70 ans, constate l'étendue des dégâts à sa maison de Houma, en Louisiane.

Photo : Reuters / Adrees Latif

Radio-Canada

La Maison-Blanche a demandé au Congrès, mardi, des milliards de dollars en « urgence » pour faire face aux catastrophes naturelles comme les ouragans et pour les opérations d'évacuation de dizaines de milliers de personnes d'Afghanistan.

Les plans que M. Biden veut voir adopter par le Congrès totalisent déjà plusieurs milliers de dollars, mais la Maison-Blanche estime qu'une somme additionnelle sera nécessaire dans un délai plus court.

Dans une lettre transmise au Congrès, le Bureau de la gestion et du budget (OMB) évalue à au moins 24 milliards de dollars la somme nécessaire pour aider les États et les nations autochtones frappées par des catastrophes météorologiques telles que les ouragans, les feux de forêt et les tremblements de terre depuis le début de l'année dernière.

À lui seul, le passage d'Ida nécessitera, selon les estimations de l'OMB, 10 milliards de dollars. Pendant la journée, M. Biden s'est rendu dans les États de New York et du New Jersey, deux des États touchés par le passage de l'ouragan devenu tempête tropicale Ida, mettant en évidence le coût financier de tempêtes rendues plus fortes et plus fréquentes en raison des changements climatiques.

L'administration Biden sollicite par ailleurs une somme additionnelle de 6,4 milliards pour les opérations d'évacuation d'Afghanistan et le déplacement des réfugiés.

Le mois dernier, près de 124 000 personnes – des citoyens américains et étrangers ainsi que des Afghans vulnérables – ont été évacuées de Kaboul alors que les talibans prenaient le contrôle du pays dans la foulée du retrait chaotique des Américains d'Afghanistan. Des milliers d'Afghans en danger et une centaine de citoyens américains sont restés sur place.

Cette demande pour l'adoption par le Congrès d'une loi sur un financement à court terme met en évidence les pressions financières exercées par les deux crises qui ont monopolisé l'attention du président Biden au cours des derniers jours.

Elle soulève aussi la perspective d'une confrontation avec le Congrès, qui doit décider s'il financera ou non l'ensemble des priorités politiques de M. Biden ou même les simples fonctions du gouvernement en relevant le plafond de la dette.

Gagner du temps

Un feu vert du Congrès donnerait aux élus, espère la Maison-Blanche, davantage de temps pour négocier ses propositions, qui visent à injecter plusieurs milliers de milliards de dollars dans de nouveaux programmes de sécurité sociale, d'infrastructures et d'autres priorités qu'il souhaite financer par des hausses d'impôts sur les entreprises et les particuliers fortunés.

Le projet de loi sur les dépenses à court terme permettra de progresser vers un accord bipartisan sur des projets de loi de crédits intelligents pour l'ensemble de l'année, qui réinvestissent dans les priorités essentielles, répondent aux besoins des familles, des entreprises et des communautés américaines, et établissent une base solide pour l'avenir, a écrit la directrice par intérim de l'OMB, Shalanda Young, sur le blogue du Bureau.

En mai, M. Biden a proposé un plan budgétaire de 6000 milliards de dollars pour l'année financière débutant le 1er octobre, une somme incluant des mesures pour la résilience climatique.

Un de ses programmes propose en outre de consacrer 3500 milliards de dollars pour améliorer le filet de sécurité sociale.

Enfin, un projet de loi sur les infrastructures – qui a obtenu le feu vert du Sénat grâce à une entente entre démocrates et républicains, et qui a le soutien du président Biden – prévoit y consacrer 1000 milliards de dollars.

Le débat du Congrès sur le relèvement du plafond de la dette, c'est-à-dire la capacité du gouvernement à emprunter pour payer les programmes qu'il a déjà autorisés, devrait s'intensifier dans les semaines à venir. Sans entente, le Trésor public sera à court d'argent en octobre.

Le Parti démocrate de M. Biden ne contrôle la Chambre des représentants et le Sénat que par des marges restreintes.

Avec les informations de Reuters

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