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Les leaders autochtones réclament à nouveau l’interdiction du glyphosate au N.-B.

Un hélicoptère répand un produit sur une forêt.

Des chefs autochtones ont pris la parole devant le Comité sur les changements climatiques et de l'intendance de l'environnement, de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Ils renouvellent leur appel à l'interdiction de l'utilisation du glyphosate, un herbicide (archives).

Photo : CBC/James Steidle

Radio-Canada

Des chefs autochtones demandent à nouveau au gouvernement provincial qu’il interdise l’utilisation du glyphosate dans les forêts du Nouveau-Brunswick. Ils ont déclaré mardi au comité de l’Assemblé législative sur les changements climatiques et de l’intendance de l’environnement que le produit est un poison qui nuit aux forêts, aux rivières et à la vie végétale et animale.

Le chef Terry Richardson de la Première Nation Pabineau s’est montré sceptique devant les rapports scientifiques fédéraux qui ont conclu que l'utilisation de l'herbicide est sans danger.

Il est facile de rester assis ici et de dire, du point de vue de Santé Canada, qu'il n'y a pas de danger. Je ne suis pas d'accord. Je ne pense pas que les études aient été faites.

Une citation de :Le chef Terry Richardson de la Première Nation Pabineau

Le glyphosate est utilisé principalement par le secteur forestier et agricole pour lutter contre les mauvaises herbes et d'autres végétaux.

Cet herbicide a fait l'objet de plusieurs poursuites qui allèguent qu'il présente un risque pour la santé. En juin, le comité a tenu une semaine d'audiences sur la question, sans inviter de représentants autochtones à comparaître.

Des impacts sur les plantes et les baies

Après qu'un gestionnaire forestier de la Première nation d'Eel Ground ait fait une apparition surprise le dernier jour des réunions en juin, les membres ont décidé d'inviter d'autres représentants autochtones à comparaître cette semaine.

Steve Ginnish, directeur forestier de l’entreprise Mi'gmawe'l Tplu'taqnn Inc. basée à Eel Ground, est assis lors de l'Assemblée législative.

Steve Ginnish, directeur forestier de l’entreprise Mi'gmawe'l Tplu'taqnn Inc. basée à Eel Ground, a fait une apparition surprise lors des audiences tenues en juin.

Photo : Capture d'écran - Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Alma Brooks, une grand-mère représentant le Grand Conseil Wolastoqiyik, a déclaré aux députés que les politiques forestières des entreprises - visant à maximiser les profits - nuisent à l'environnement et contribuent au changement climatique.

Les arbres respirent du dioxyde de carbone et expirent de l'oxygène, dont nous avons besoin. Il y a donc une interdépendance entre nos vies et les leurs. Et ignorer cela pour de l'argent, c'est de la folie.

Une citation de :Alma Brooks, grand-mère représentant le Grand Conseil Wolastoqiyik

Ron Tremblay, le grand chef du conseil, a déclaré que la province doit faire une pause dès maintenant sur la pulvérisation du glyphosate, en raison de son impact non seulement sur les forêts, mais aussi sur les plantes et les baies traditionnellement utilisées comme aliments et comme médicaments.

Santé Canada se fie aux preuves scientifiques qu'il a utilisées pour approuver l'utilisation continue du glyphosate dans les désherbants. L’organisation affirme qu’aux niveaux d’exposition actuels, cet herbicide est peu susceptible de poser un risque cancérigène pour les humains.

Terry Richardson a toutefois soutenu qu'il souhaitait que d'autres études soient réalisées.

Revenir à une sylviculture

Il a également fait valoir que l'élimination des pulvérisations stimulerait la création d'emplois dans l'industrie forestière. C'est un produit chimique qui nous a rendus paresseux, a-t-il ajouté.

Le chef de la Première nation de Pabineau, Terry Richardson, est assis lors de l'Assemblée législative.

Le chef de la Première nation de Pabineau, Terry Richardson, a soutenu mardi que l'élimination de la pulvérisation de glyphosate exigerait l'embauche d'un plus grand nombre de personnes pour débroussailler, à la main.

Photo :  CBC / Jacques Poitras

Éliminons les pesticides et revenons à la sylviculture, a réclamé Terry Richardson.

Un peu de travail acharné, et nous ne pulvérisons pas. Oui, il y a un coût supplémentaire, mais comment ne pas le prendre en compte lorsque l'on considère l'environnement ?

Une citation de :Le chef Terry Richardson de la Première Nation Pabineau

En juin, des représentants de Forêts Nouveau-Brunswick, de Bleuets Nouveau-Brunswick et de l'Alliance agricole du Nouveau-Brunswick, ont plaidé contre une interdiction. Ils ont affirmé que l'utilisation appropriée du glyphosate est sans danger.

Le gouvernement de Blaine Higgs a refusé d'interdire le glyphosate. Interrogé sur la possibilité d'un terrain d'entente sur la question, le ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Gary Crossman, a déclaré que la consultation des communautés autochtones était essentielle.

D'après un texte de Jacques Poitras de CBC

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