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Les Éditions de la nouvelle plume et le CEF s’opposent à la destruction de livres

Des rangées de livres dans une bibliothèque.

Des milliers de livres ont été détruits par le Conseil scolaire catholique Providence, en Ontario, car celui-ci les jugeait néfastes aux Autochtones. (archives)

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Les livres détruits par le Conseil scolaire catholique Providence, en Ontario, font réagir en Saskatchewan, notamment au sein des Éditions de la nouvelle plume et du Conseil des écoles fransaskoises (CEF).

Le président de la maison d’édition, Laurier Gareau, se désole des gestes qui ont été posés.

Il croit que les écoles devraient aborder de manière pédagogique les œuvres présentant une image erronée ou caricaturale des Autochtones plutôt que de s'en débarrasser. M. Gareau explique que ces livres permettent notamment de montrer le changement des mentalités dans la société au fil du temps.

Malheureusement, ce sont les jeunes qui vont en souffrir parce qu’ils n’auront pas accès à des livres qui auraient pu leur donner envie de devenir des défenseurs des peuples autochtones, ajoute-t-il.

Laurier Gareau souligne par le fait même que le monde littéraire devrait offrir davantage d’espace aux auteurs et aux histoires autochtones.

Une ouverture qui se matérialise aux Éditions de la nouvelle plume notamment avec la parution du roman graphique Trois Plumes et du livre Hommage au Bison : Une légende des Cris des Plaines.

Du côté du CEF, on assure qu'aucun livre ne sera brûlé.

Le Conseil des écoles fransaskoises affirme être engagé dans un processus de réconciliation et que les ressources utilisées font l'objet d'une révision avec rigueur et attention.

En tout, le Conseil scolaire catholique Providence a détruit 4716 livres regroupant 155 œuvres. Ces livres provenaient de bibliothèques scolaires et ont été jetés, brûlés ou enterrés, car le conseil scolaire les jugeait néfastes aux Autochtones.

Avec les informations de Raphaële Frigon

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