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Vaccination obligatoire dans la santé : un syndicat craint un effet négatif en Outaouais

Allergists say they are seeing a flood of new patients with concerns about potential allergic reactions to ingredients in COVID-19 vaccines but insist virtually everyone can still get a shot safely.

La vaccination sera imposée au personnel du réseau de la santé dans tous les établissements du Québec, tant publics que privés, à compter du 15 octobre (Archives).

Photo : (CBC/Radio-Canada)

Radio-Canada

La décision de Québec d’obliger la vaccination des travailleurs de la santé d’ici au 15 octobre risque d’accentuer la pénurie de main-d'œuvre dans les établissements de la région, craint la présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais (SPSO), Karine D’Auteuil.

On est très inquiets dû à la pénurie qui sévit présentement dans tout le Québec, et la pénurie dangereuse qui sévit en Outaouais. D’aller avec une approche autoritaire, c’est inquiétant. Est-ce qu’on va avoir assez de professionnels en soins de disponibles pour affronter la quatrième vague? On trouve ça déplorable, un peu, que le gouvernement ait pris une approche autoritaire uniquement et n’ai pas pris en considération qu’il y avait d’autres avenues possibles pour diminuer les risques de propagation du COVID-19, a déploré Karine D’Auteuil en entrevue à l’émission Sur le vif.

Mardi, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé a confirmé que la vaccination sera imposée au personnel du réseau de la santé dans tous les établissements de la province, tant publics que privés, à compter du 15 octobre. Les visiteurs et les aidants naturels qui se présenteront dans ces établissements devront eux aussi présenter un passeport vaccinal à partir de cette date.

La crainte de nouveaux départs

Pour la présidente par intérim du SPSO, cette décision va trop loin .

On a toujours été pour la vaccination, on l’a toujours encouragée, faire de la sensibilisation, informer, s’assurer que le monde est au courant du vaccin... Et cela a porté ses fruits. Il y a eu une augmentation du taux de vaccination due à la campagne de sensibilisation. Mais que ce soit pour des croyances religieuses ou personnelles, ça reste que c’est un choix [...]. On est qui pour juger que les raisons pour ne pas se faire vacciner ne sont pas bonnes? Je crois que c’est une avenue dangereuse. Que vont-ils faire s’il y a une unité de soins avec, par exemple, 15 professionnels en soins dont cinq seulement sont vaccinés? a-t-elle questionné.

On fonce directement dans le mur, encore!

Une citation de :Karine D’Auteuil, présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais

Elle craint de nouvelles défections au sein des équipes de santé de la région alors que, dit-elle, depuis janvier 2021, 161 départs ont été constatés pour 29 arrivées de professionnels de soins en Outaouais.

De l’imposer, c’est inquiétant quand on est déjà en manque d’effectif. On l’a vu dans d’autres décisions autoritaires, il y a eu des départs. On prend l’urgence de Gatineau qui est encore partiellement fermée à cause d'un manque de personnel, des unités de soins qui ont la moitié des lits de fermée, car elles manquent de professionnels en soins... Là, on va mettre encore plus en péril les unités de soins, les urgences… C’est inquiétant.

D'autres solutions

Pour Mme D’Auteuil, Québec aurait dû privilégier une autre approche.

Pourquoi ne donne-t-on pas accès à un dépistage rapide et n’augmente-t-on pas la fréquence [des dépistages] à tous les jours avant de débuter son quart de travail? Les équipements de protection individuelle, depuis le début, on sait que c’est la meilleure protection. La vaccination uniquement n’est pas la seule protection. On aurait osé espérer que le gouvernement aurait pris une avenue moins inventive que d’obliger la vaccination. On a hâte de voir les modalités, la gestion logistique, car il y a un temps à respecter entre les deux doses et le 15 octobre arrive à grands pas.

La femme accorde une entrevue à Radio-Canada, devant l'hôpital de Gatineau.

Karine D’Auteuil, présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (Archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Selon le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, en date de mardi, 91,8 % de ses employés - que ce soit en milieu hospitalier, administratif, en CHSLD, en centre de dépistage ou de vaccination - ont déjà reçu une première dose d’un vaccin contre la COVID-19 et 86,7 % sont complètement vaccinés.

Avec les informations de Philippe Marcoux et Benjamin Vachet

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