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Tournoi des candidats dans Avignon‒La Mitis‒Matane‒Matapédia : Christel Marchand

Christel Marchand

Christel Marchand candidate du Nouveau Parti démocratique dans Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia.

Photo : Facebook/Christel Marchand

Radio-Canada

Christel Marchand, candidate du Nouveau Parti démocratique dans Avignon‒La Mitis‒Matane‒Matapédia, répond à cinq questions sur des enjeux régionaux.

Qui sera député fédéral des circonscriptions Gaspésie‒Les Îles et Avignon‒La Mitis‒Matane‒Matapédia? Pour y avoir plus clair sur les propositions des candidats en lice, l’animatrice de l’émission Bon Pied, bonne heure, Isabelle Lévesque a interrogé ceux des principaux partis sur certains enjeux régionaux.

1. Les municipalités de la région ont présenté différents projets d’infrastructures au cours des derniers mois, projets de réfection de quais, de marinas, de centres sportifs, mais le financement s’est avéré insuffisant ou non disponible pour certaines municipalités. Comment aider les municipalités à renouveler leur équipement désuet?

C’est sûr qu’avec la relance économique, il y aura un nouveau programme pour les infrastructures. Avec un nouveau programme, on va s’assurer que ça va fonctionner avec les réalités des communautés et des régions où les coûts sont plus élevés, où le temps est plus long pour obtenir certains matériaux, certains projets.

Il faut assouplir les clauses et les dates de certains programmes fédéraux. Ils sont tous un peu différents dépendamment des projets, mais les assouplir, c'est sûr et certain, pour permettre notamment plus de bénévolat, du bénévolat en réfection et en construction ce qui permettrait de réaliser plus de projets type, plus de projets-pilotes en lien avec les écoles et les universités.

Cela permettrait de diminuer les charges, de diminuer les coûts pour les municipalités, notamment de diminuer la charge administrative qui est demandée aux municipalités, qui est parfois énorme pour ce genre de projets. C’est de l’argent qu’on pourrait mettre directement dans des projets à la place de le mettre dans des charges administratives trop lourdes. On pourrait aussi diminuer les coûts en partageant des informations sur des projets qui ont déjà été réalisés.

2.  La Fédération canadienne des municipalités demande au gouvernement fédéral d’investir 2 milliards de dollars additionnels au cours des trois prochaines années pour faire face aux changements climatiques. Quelle stratégie devrions-nous prioriser pour protéger les secteurs plus à risques?

Pour moi, 1 milliard, ce n’est pas assez, il y a un milliard qui a été donné aux pétrolières, juste l’année dernière. On peut donner plus, on peut faire plus.

Il faut aussi donner plus d’autonomie aux municipalités et reconnaître l’expertise des groupes et des municipalités qui sont déjà dans ces projets.

C’est sûr que la restauration des berges et des milieux humides, pour moi c’est majeur, surtout dans la région.

L'électrification des transports, on en parle, mais il faut aller plus vite avec les transports collectifs, les bornes de recharge électrique, les transports personnels et les parcs municipaux.

Améliorer la protection des terres agricoles et le transfert des fermes familiales, ça aussi c’est majeur.

La plantation d’arbres, on n’en fera jamais assez, on n’en fait pas assez.

La rénovation écoénergétique des bâtiments, ça aussi, c’est majeur, tant pour les bâtiments individuels que municipaux. On pourrait donner des transferts fédéraux plus importants pour la rénovation écoénergétique des bâtiments individuels.

3. Les enjeux autochtones ont retenu l’attention plus que jamais dans les dernières années. Deux communautés mi’kmaw sont sur le territoire de la circonscription d’Avignon–La Mitis‒Matane‒Matapédia. Qu’est-ce que vous prévoyez dans votre plateforme pour répondre à leurs revendications?

Ça me touche. Quand j’ai commencé à travailler sur la Colline parlementaire, il y avait l'enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues. Je veux qu’on garde ça comme une question d’actualité parce que c’est toujours d’actualité.

Il faut travailler avec les communautés pour changer profondément ce qui nous a amenés à ça. Il faut ramener [dans les communautés] chaque enfant, et financer adéquatement les recherches au Québec comme partout au Canada. Il faut faire plus et on doit le faire.

Il y a une réelle réconciliation qui est vraiment à faire, mais ça passe par considérer ces communautés comme égales à la table. Les considérer comme égales à la table, ça veut dire leur faire une réelle place dans nos projets, dans les projets de structures, s’assurer qu’elles aient toujours une place égale, de consultation et que ce soit surtout dans la loi.

Je ne sais pas si vous avez vu, mais on a un problème majeur dans la loi canadienne avec la Loi sur les Indiens. Je trouve ça horrible de prononcer ce nom en français.

4. L’immigration est souvent vue comme une solution à la pénurie de main-d'œuvre. Pourtant les étudiants étrangers qui sont attirés par les programmes comme ceux du cégep de Matane peinent à obtenir les documents nécessaires pour s’établir après leurs études. Selon vous, qu’est-ce qui pourrait faciliter l’intégration sur le marché du travail de ces jeunes étrangers déjà installés dans notre région?

La question des logements, du problème de main-d'œuvre, on n’en parle jamais assez. Le problème, c’est le logement plus que les travailleurs étrangers en région. Où j’ai été, c'était beaucoup ça.

Pour les étudiants étrangers, il y a eu des retards. On paie pour des coupes dans le système et il y a des retards énormes dans les dossiers.

Il faut absolument engager et financer mieux ce système pour améliorer nos délais. Je sais que pour plusieurs, les questions de permis de travail, cela peut améliorer les choses. Assouplir les clauses de certaines délivrances de permis de travail, surtout pour les étudiants étrangers qui désirent rester et qui sont là depuis longtemps.

Il y a aussi la question du parrainage par une entreprise ou un individu, voir si on ne peut pas le faire différemment surtout pour ceux qui veulent rester et qui sont déjà intégrés.

5. Quelle sera la grande priorité de votre début de mandat et comment allez-vous vous y prendre pour la réaliser?

La question des télécommunications, j’avais travaillé sur ce dossier, quand j’étais à la Baie-James. Il faut que toutes les communautés, n’importe où au Québec et au Canada aient accès à des services de cellulaire et d’internet fiable et à haute vitesse.

C’est ma grande priorité, on ne peut pas se développer comme société, comme entrepreneur, si on n’a pas accès à ces services.

Ensuite, les logements abordables. C’est une grande priorité de les construire, de s’assurer de travailler avec les municipalités pour entre autres contrer la pénurie de main-d'œuvre.

La transition énergétique. J’ai dit trois grosses priorités, mais ce sont des priorités majeures. La transition énergétique, il faut la faire.

Il faut arrêter de financer les compagnies pétrolières et les combustibles fossiles. Il faut s’adapter aux changements climatiques. On a parlé d’érosion des berges et d’électrification des transports, c’est beaucoup de choses qui passent par les communautés, les municipalités et les individus. Il faut trouver des manières audacieuses de financer les projets.

Chaque candidat devait répondre aux mêmes questions, posées dans le même ordre et avec le même temps de réponse.

Les réponses aux questions ont été adaptées afin d'en améliorer la lisibilité.

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