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Le Bloc québécois réitère ses critiques à l’égard de l’Université d’Ottawa

Plan rapproché d'Yves-François Blanchet.

Pour une rare fois, Yves-François Blanchet a fait campagne hors du territoire québécois, mardi, avec un passage à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Justin Tang

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a profité de son passage dans la capitale nationale, mardi, pour réitérer ses critiques à l’égard de l’Université d’Ottawa en revenant sur les controverses qui ont secoué l’établissement postsecondaire au cours des dernières années.

Yves-François Blanchet a d’abord déploré que l’Université d’Ottawa ait cadenassé la liberté pédagogique d’une enseignante, a-t-il dénoncé en faisant référence à la suspension de la professeure Verushka Lieutenant-Duval à l’automne 2020 à la suite d’une plainte étudiante. Il estime qu’elle a payé un lourd prix dans une tourmente qu’elle n’a pas méritée.

Verushka Lieutenant-Duval est à la table des invités.

Le chef du Bloc est revenu sur la controverse impliquant la professeure Verushka Lieutenant-Duval (archives).

Photo : Avanti Groupe / Karine Dufour

En revanche, le chef du Bloc québécois ne comprend pas pourquoi le même établissement cautionne et continue de défendre les injures répétées de l’un de ses enseignants à haut profil contre le Québec, contre le premier ministre du Québec, et accessoirement, contre moi-même.

Dans ce passage, l’enseignant dont il est question est Amir Attaran, un professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, connu pour ses prises de position très fermes à l’égard de la province québécoise.

En juin 2020, il a sous-entendu que les francophones sont plus racistes que les anglophones.

En mars 2021, il a accusé le Québec d’être « l’Alabama du Nord ».

Par contre, le Bloc québécois ne demande pas que M. Attaran soit congédié pour avoir fait l’étalage de son ignorance crasse sur les réseaux sociaux puisque c’est aussi ça, la liberté d’expression, a précisé le chef bloquiste.

Est-ce qu’Amir Attaran peut continuer à dire toutes les niaiseries qu’il veut? Évidemment que oui. Est-ce que ça doit être cautionné par l’Université d’Ottawa? Évidemment que non. Est-ce que l’Université d’Ottawa doit être cautionnée par le gouvernement canadien qui lui confie le Programme de contestation judiciaire? Évidemment que non.

Amir Attaran en entrevue dans un bureau.

Amir Attaran est professeur de droit à l'Université d'Ottawa (archives).

Photo : Radio-Canada

Parlant du Programme de contestation judiciaire, Yves-François Blanchet a réitéré que son parti et lui-même sont en faveur de celui-ci dans la mesure où il doit soutenir les communautés qui n’auraient pas les moyens de défendre leurs droits.

Par contre, le parti insiste sur l’importance que la gestion de ce programme ne soit plus confiée à l’établissement scolaire ottavien.

« Il reviendra au futur ministre, soit d'assumer sa propre gestion du programme propre face au Parlement ou de faire accepter au Parlement un autre modèle. »

— Une citation de  Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Jointe par ICI Ottawa-Gatineau, l'Université d'Ottawa n'a pas voulu commenter les propos du Bloc québécois ni donner suite à une demande d'entrevue.

Le Bloc opposé à la censure

Yves-François Blanchet a commencé son allocution à Ottawa en se disant stupéfait de voir que des écoles ont détruit 5000 livres jugés néfastes aux Autochtones, dont Tintin et Astérix, comme l’a rapporté Radio-Canada mardi matin.

« Pour moi, le livre est un objet de culte, le symbole de l'âme humaine, notre capacité à transmettre la connaissance, notre opinion et la critique. »

— Une citation de  Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Étant lui-même un dévoreur de bouquins, qui a lu les œuvres de Peyo, de Hergé et de René Goscinny, le chef du Bloc affirme que son parti s’oppose avec fermeté contre la censure, même si, évidemment, on ne cautionne plus les préjugés véhiculés.

On préconise le courage et la connaissance. Ça passe par la liberté d'enseignement, la liberté de recherche, à l'exposition encadrée à ce qui a été, à ce qui n’est plus et ce qui ne doit plus être.

Ce que les autres chefs ont dit sur le sujet

Au cours de la journée de mardi, le sujet des livres brûlés a été abordé par les autres chefs lors de cette 24e journée de la campagne électorale fédérale.

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a dit qu’il n’est pas d’accord personnellement avec le fait de brûler des livres, mais il a ajouté que ce n’est pas à lui de dire aux Autochtones ce qu’ils doivent faire et comment ils doivent se sentir.

Son rival du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, a été clair sur sa position : Je condamne fermement le brûlage de livres. S’il est élu, il promet que son gouvernement sera engagé à la réconciliation, mais que le chemin vers celle-ci n’implique pas de démolir le Canada.

Quant au chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, il n’a pas précisé être pour ou contre l’action de brûler des livres. Il a plutôt porté sa réflexion sur le fait qu’il y avait à l’école une présentation qui ne respecte pas la dignité des communautés autochtones.

Avec les informations de Madeleine Blais-Morin, Jean-Sébastien Cloutier, Sébastien Desrosiers et Laurence Martin

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