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Changement climatique : « C’est un code rouge », dit Biden à New York, frappée par Ida

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Au cours de sa visite dans l'Est américain pour constater les dégâts causés par Ida, le président Joe Biden a réconforté des résidents du comté de Somerset.

Photo : Reuters / ELIZABETH FRANTZ

Radio-Canada

Le président américain Joe Biden a quitté Washington mardi pour les États de New York et du New Jersey, touchés par le passage d'Ida; il a insisté sur l'urgence posée par les changements climatiques et sur la nécessité d'une réponse fédérale robuste.

Après être allé vendredi en Louisiane, dont des régions ont été dévastées par l'ouragan Ida, Joe Biden s'est rendu dans ces deux États pour constater les dégâts.

Même si Ida avait été rétrogradée en tempête tropicale lorsqu'elle a déferlé sur la côte est, les effets de son passage n'en ont pas été moins dévastateurs : elle a causé des pluies torrentielles et des inondations meurtrières.

Les mots utilisés par le président démocrate étaient à la mesure des dommages.

Faisant référence aux études scientifiques selon lesquelles un nombre croissant d'Américains sont vulnérables face aux phénomènes météorologiques extrêmes, il a brandi une urgence passée en code rouge lors de sa visite dans le quartier Queens, à New York, où plusieurs personnes sont mortes à cause de la tempête.

« La nation et le monde sont en péril. Et ce n'est pas une hyperbole. C'est un fait. »

— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

Environ un Américain sur trois vit dans un comté qui a été frappé par une catastrophe météorologique au cours des trois derniers mois, selon une analyse publiée la semaine dernière par le Washington Post. Près des deux tiers de la population vit par ailleurs dans des endroits qui ont connu une vague de chaleur de plusieurs jours.

Le changement climatique représente une menace existentielle pour nos vies, notre économie, et la menace est là, a poursuivi M. Biden. La situation ne va pas s'améliorer. La question est de savoir si elle peut s'aggraver. Nous pouvons l'empêcher d'empirer.

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Des voitures inondées après que les restes de la tempête tropicale Ida ont provoqué des pluies torrentielles, des crues éclair et des tornades dans certaines parties du nord-est à Mamaroneck, dans l'État de New York, jeudi dernier.

Photo : Reuters / Mike Segar

Joe Biden a tenu le même genre de propos plus tôt lors de son passage au New Jersey.

Les changements climatiques sont là. Nous sommes présentement en train de les vivre, a martelé le président démocrate au cours d'une table ronde dans un centre de gestion des urgences du comté de Somerset.

Nous sommes à l'un de ces points d'inflexion où nous devons agir, sinon nous aurons de très gros problèmes. Nous n'avons plus de temps, a-t-il affirmé aux côtés du gouverneur Phil Murphy. Nous vivons maintenant en temps réel ce à quoi le pays va ressembler. Nous ne pouvons pas vraiment revenir en arrière, mais nous pouvons empêcher que la situation ne s'aggrave, a-t-il soutenu.

Toutes les régions du pays sont frappées par une météo extrême, a-t-il constaté, évoquant les feux de forêt en Californie et en Idaho ainsi que l'ouragan Ida en Louisiane et au Mississippi. Nous devons nous assurer que nous ne laissons aucune communauté en arrière.

Lors de son passage, il était accompagné de responsables de l'Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA), mais aussi des sénateurs des États visités, dont le leader de la majorité démocrate du Sénat, Chuck Schumer.

Au moins 25 personnes sont mortes au New Jersey, l'État où Ida a fait le plus de victimes, et au moins 13 personnes ont perdu la vie dans la ville de New York. Plusieurs personnes manquent toujours à l'appel.

De nombreux appartements de la métropole américaine situés à des étages inférieurs se sont trouvés inondés, se transformant en tombeaux pour leurs occupants. Sur les 13 victimes new-yorkaises recensées, au moins 11 vivaient dans des logements situés au sous-sol, où résident habituellement des gens moins aisés.

Selon une compilation du Washington Post, au moins 388 personnes ont péri aux États-Unis depuis juin dernier à cause d'ouragans, d'inondations, de vagues de chaleur et d'incendies de forêt.

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En Louisiane, le toit de ce salon de quilles de Houma a été entièrement arraché par les vents dévastateurs de l'ouragan Ida.

Photo : AP / Steve Helber

Investir pour mieux prévenir

Reconstruire de meilleure façon pour faire face aux futures tempêtes est nécessaire, a par ailleurs souligné Joe Biden.

Son colossal plan d'investissements dans les infrastructures, destiné à améliorer les routes, les ponts, le réseau électrique et les systèmes d'égouts, vise d'ailleurs notamment à garantir que les réseaux vitaux reliant les villes, les États et le pays dans son ensemble résistent aux inondations, aux tourbillons et aux dommages causés par des conditions météorologiques de plus en plus dangereuses.

Joe Biden a en outre offert ses condoléances aux familles des victimes.

Il s'est également rendu dans un quartier de Manville, un arrondissement bordé par deux rivières et sujet aux inondations. Les crues suscitées par Ida ont provoqué des incendies et des explosions dans des immeubles du quartier.

Il y a rencontré des résidents touchés par la tempête et en a pris certains dans ses bras.

Dieu merci, vous êtes en sécurité, a-t-il dit à une famille dont la maison avait été détruite par un incendie.

Les gouverneurs de New York et du New Jersey ont tous deux annoncé lundi que l'administration Biden leur avait indiqué qu'elle leur accorderait de l'aide fédérale.

La Maison-Blanche réclame des fonds d'urgence

Dans une lettre transmise au Congrès, la Maison-Blanche a par ailleurs sollicité une aide fédérale supplémentaire d'urgence pour faire face aux catastrophes naturelles, comme les ouragans, les feux de forêt et les tremblements de terre, survenues depuis le début de l'année dernière.

Le Bureau de la gestion et du budget (OMB) de la Maison-Blanche évalue à au moins 10 milliards de dollars américains la somme nécessaire pour se remettre du seul passage d'Ida.

Il estime en outre que 14 milliards de dollars seront nécessaires pour aider les États et les nations autochtones qui se remettent encore de catastrophes météorologiques survenues avant Ida.

La semaine dernière, une demi-douzaine de représentants républicains ainsi que les deux sénateurs, eux aussi républicains, de la Louisiane ont écrit à la Maison-Blanche pour réclamer une aide d'urgence.

Avec les informations de New York Times, et Washington Post

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