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Les défis de l’alphabétisation au Québec d’hier à aujourd’hui

Main qui tient un crayon et qui écrit un texte sur une feuille lignée.

Au Québec, près de la moitié des adultes âgés de 16 à 65 ans ont de faibles compétences en lecture et en écriture.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis 1965, le 8 septembre marque la Journée internationale de l’alphabétisation. Nos journalistes se sont intéressés à cet enjeu auquel font face encore aujourd’hui près de la moitié des adultes québécois de 16 à 65 ans.

Selon la Fondation pour l’alphabétisation, 19 % des Québécois sont analphabètes et 34,3 % éprouvent de grandes difficultés de lecture.

Il y a quelques décennies, il n’était pas rare de voir des jeunes quitter les bancs d’école avant même la fin du primaire. En 1943, le gouvernement libéral d’Adélard Godbout adopte la Loi sur l'instruction obligatoire, qui impose alors la fréquentation de l'école jusqu'à 14 ans. L’âge obligatoire de la fréquentation scolaire sera porté à 15 ans en 1961, puis à 16 ans en 1988.

Témoignages d'hommes et de femmes d'âges différents sur l'attitude de la société face à leur handicap et sur les raisons qui les ont amenés à apprendre à lire et à écrire.

Le 21 février 1979 à l’émission Femme d’aujourd’hui, des adultes qui ont surmonté leur analphabétisme témoignent des changements que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture a eus sur leur vie.

« J’aime lire toutes les pancartes, c’est un autre monde. Je lis toutes sortes de choses. […] Ta vie change parce que tu ne te penses plus seule dans le monde. »

— Une citation de  Ancienne analphabète

« J’ai une belle-sœur qui me disait : "c’est drôle, maintenant, tu exprimes plus ton opinion". Avant, je disais oui, non. Maintenant, ils discutent de choses et j’embarque moi aussi. »

— Une citation de  Ancienne analphabète

Cherchant un moyen de combattre le fléau de l’analphabétisme au Québec, la Fondation pour l’alphabétisation met sur pied en 1998 le programme La lecture en cadeau, qui consiste à offrir des livres à des enfants issus de milieux défavorisés.

Chaque année, les amoureux de la lecture sont invités à transmettre leur passion en achetant des livres qui seront remis à des enfants vivant dans des familles où lire n’est pas une priorité.

Le journaliste Raymond Saint-Pierre présente un reportage sur cette initiative au Téléjournal le 13 novembre 2002, à l’occasion du Salon du livre de Montréal.

Reportage de Raymond Saint-Pierre sur le programme « La lecture en cadeau » de la fondation pour l’alphabétisation. Le bulletin de nouvelles est animé par Raymond Saint-Pierre.

Dans le reportage, François-Xavier Labrecque, un jeune ayant bénéficié du programme, est devenu par la suite un mordu de lecture; un héritage qui le prémunira contre l’analphabétisme.

Le milieu de vie est souvent en cause dans les difficultés d’apprentissage d’un enfant.

En 2005, l’entraîneur de hockey et gagnant de la Coupe Stanley Jacques Demers est sorti de l’ombre en dévoilant son analphabétisme dans sa biographie, une déclaration aussi surprenante que courageuse.

« C’est vraiment un cadeau extraordinaire, parce qu’il est très populaire, très convaincant, très accessible. C’est un message d’espoir qu’il lance à des milliers de personnes. »

— Une citation de  Sophie Labrecque, présidente de la Fondation pour l’alphabétisation

Dans ce reportage de Solveig Miller diffusé à Enjeux le 17 janvier 2007, Jacques Demers revient sur son enfance difficile, au cours de laquelle son père alcoolique violentait sa mère.

Un reportage de Solveig Miller réalisé par Alain Abel sur le phénomène de l’analphabétisme au Québec. Retour sur l’histoire de Jacques Demers et sur celles de jeunes qui cherchent à améliorer leur capacité à lire et à écrire.

Les personnes ayant un niveau de littératie faible évoluent souvent dans un contexte de survie et sont honteuses de leurs difficultés.

Les adultes analphabètes font généralement appel à des stratégies et réussissent à cacher leur problème à leur entourage immédiat une bonne partie de leur vie.

Des problèmes comme la dyslexie ou la dysorthographie peuvent conduire à l’analphabétisme. Il est primordial de diagnostiquer tôt ces troubles dans la vie d’un enfant pour éviter qu’il passe entre les mailles du système d’éducation et qu'il vienne grossir les statistiques de l’analphabétisme.

« On veut vraiment questionner le système d’éducation parce que, chaque année, il y a au moins 15 000 jeunes qui en sortent avec de grandes lacunes en lecture et en écriture. »

— Une citation de  Johanne Sirois, intervenante à La boîte à lettres (2007)
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